Le rachat de Secure Computing par McAfee provoque des remous dans le channel aux USA. En France la situation semble plus calme. Une réunion décisive est prévue le 15 avril.

 

Certains partenaires américains de Secure Computing (3.000 distributeurs au niveau mondial) ont pris connaissance avec une certaine appréhension du rachat en novembre de la société par McAfee (15.000 revendeurs). Il apparaît aujourd’hui que leurs craintes n’étaient pas totalement injustifiées.

 

En effet, plusieurs d’entre eux se plaignent des pressions subies de la part de l’éditeur de afin de les obliger à intégrer le Partners Program de McAfee, ce qui exige apparemment un investissement plus conséquent. « Nous avons choisi un type d’entreprise, pas de travailler avec des géants comme Symantec ou McAfee. Avec 2 ingénieurs certifiés et 2 ou 3 commerciaux nous vendons énormément de produits SmartFilter et WebWasher », résume un intégrateur, interrogé par ITChannel.

 

Un autre affirme avoir été récemment contacté par McAfee qui lui demande de mettre sur pied une force de vente de 15 commerciaux et 4 ingénieurs s’il veut conserver son statut de partenaire, un effort nettement au-dessus de ses moyens. Il est vrai que c’est officiellement le prix à payer pour être partenaire Premier aux États-Unis.

 

Le réseau McAfee mécontent lui-aussi

 

Chez l’éditeur le discours est tout autre. « Les conditions pour rejoindre le réseau McAfee sont sensiblement identiques. S’il est actif, un partenaire Platinum de Secure Computing obtiendra le niveau Elite, un Gold deviendra Premier et ainsi de suite », affirme Pedro Abreu, vice-président en charge du programme partenaires. Ce dernier reconnaît toutefois qu’il y a eu un manque de communication vis à vis des deux réseaux. « Devenir Elite ne signifie pas pour autant que vous pourrez vendre n’importe quel produit McAfee mais on vous facilitera les choses si tel est votre souhait », poursuit-il.

Il croit savoir que ce sont plutôt les revendeurs McAfee qui font la grimace. « Ils ne supportent pas l’idée de se plier aux standards Secure Computing. » « Faux », répond l’un d’entre eux qui se dit irrité de ne pas pouvoir vendre les produits Secure Computing comme il le désire.
Bref la fusion des deux charnels ne se fait pas dans l’allégresse.

 

Pas de problème dans l’Hexagone

 

En France, le temps semble pour le moment au beau fixe. « Nous n’avons pas de soucis. Les deux réseaux marchent en parallèle sans problème et le support de Secure Computing est parfaitement assuré. Il n’y a pas eu de retours négatifs de la part des distributeurs », affirme un partenaire important du Sud-Ouest. Ce dernier reconnaît cependant que les choses pourraient changer.

 

Une réunion est en effet prévue le 15 avril aux États-Unis pour décider du sort des 2 réseaux. Affaire à suivre donc.