La communauté des Agora compte une nouvelle section consacrée aux DSI. Nous avons demandé à son coprésident Alain Folliet, par ailleurs DSI de la CNAM Maladie, de nous expliquer les raisons de cette création.

 

Channelnews : Pourquoi une Agora des DSI ?

Alain Folliet : L’intérêt des groupes Agora en général est qu’ils sont représentatifs de l’ensemble des activités des entreprises. Il est tout à fait normal qu’on y trouve un lieu où les DSI sont représentés. Le positionnement des directions de services informatiques est d’ailleurs paradoxal. On attend de plus en plus de performances de leur part alors qu’elles sont parfois vues comme des structures trop techniques ou encore comme des pôles de coûts.

La réflexion qu’on mène à l’Agora des DSI est axée sur la problématique plus générale des entreprises. On veut offrir des opportunités de construire une stratégie alignée sur les objectifs de l’entreprise, de bâtir une meilleure communication. Nous voulons être un force de proposition. Il ne s’agit pas de se réunir pour parler technique ou méthode. Cela se fait bien avec d’autres organisations comme le Cigref.

 

Avez-vous des relations avec ces organisations ?

Alain Folliet : Nous essayons de développer ces relations. L’intérêt de l’Agora des DSI est qu’elle permet d’organiser des réunions avec d’autres métiers. Ce fut récemment le cas avec des spécialistes des ressources humaines. Aujourd’hui les leviers d’action des directions informatiques sont l’apport des technologies de l’information à l’entreprise et le développement du capital humain.

La tendance est à la fusion des technologie de l’information avec l’environnement social des entreprises. Il faut notamment prendre en compte les nouvelles générations de collaborateurs qui arrivent dans l’entreprise avec une culture Internet. Ces collaborateurs sont demandeurs d ‘outils qui sont à niveau avec leur vie personnelle. C’est une culture forte.

En cette période de crise et d’incertitude, l’Agora des DSI mène aussi une réflexion sur la façon d’apporter à l’entreprise plus d’agilité, plus de flexibilité. Nous devons sortir de nos compétences pour nous ouvrir au monde actuel. C’est pourquoi une fois par an nous voulons faire venir des participants extérieurs; pas forcément des spécialistes de l’informatique, plutôt des sociologues, des communicateurs, des spécialistes du management.

Nous avons constitué un bureau qui va élaborer un programme se développant sur plusieurs axes : le développement intérieur de l’entreprise par rapport à sa stratégie, l’évolution des méthodes et des technologies et un axe métier pour proposer des solutions répondant mieux à l’attente de nos entreprises.

 

Combien de membres avez-vous ? Comment les recrutez-vous ?

Alain Folliet : Au début nous étions une douzaine. A présent nous avons 60 membres. Nous menons une réflexion sur la manière de recruter des personnes très impliquées et qui offrent un éventail très représentatif des différents domaines d’activités. Nous ne voulons pas faire du nombre pour du nombre. Nous sommes contents si à chaque dîner/débat mensuel nous comptons 40 ou 50 participants. On veut que cela tourne.

 

Comment financez-vous vos activités ?

Alain Folliet : Nos ressources proviennent des cotisations de nos membres. Nous avons également, comme les autres groupes Agora, des relations avec des sponsors avec lesquels nous pouvons échanger des choses intéressantes. Nous avons ainsi organisé une réunion avec Microsoft dans le cadre de leur TechDays. Nous sommes cependant très prudents en ce qui concerne le choix de ces sponsors. Nous voulons rester indépendants.