Inauguré au mois de février dernier, le musée de l’informatique installé à la Grande Arche de la Défense, n’est plus accessible au public depuis le mois d’avril en raison d’un problème d’ascenseur.

 

Le propriétaire du site, le ministère du développement durable a depuis fait savoir qu’il comptait récupérer les locaux pour y installer des bureaux. Le directeur et fondateur du musée, Philippe Niewbourg s’est donc vu contrait de rechercher un nouvel abri pour sa collection. Plusieurs grandes villes françaises, notamment Lille et Lyon ont fait acte de candidature, de même que Paris qui souhaite conserver les quelque 250.000 visiteurs annuels du site. Il n’est toutefois pas exclu que le musée quitte la France pour Montréal ou, plus vraisemblablement, Bruxelles. Un transfert qui ne poserait pas trop de problèmes, la collection étant privée.

La capitale de l’Europe verrait d’un bon œil cette implantation. Plusieurs politiciens belges sont d’ailleurs monté au créneau pour contraindre le ministre président de la région bruxelloise, Charles Picqué, à mouiller sa chemise. « J’ai eu des retours positifs et plus dynamiques de Belgique que parfois de la Franc », s’étonne Philippe Niewbourg, interrogé par nos confrères belges de Data News. Le directeur du musée ne souhaite toutefois pas prendre position avant d’avoir étudié tous les dossiers. « Nous choisirons le meilleur projet pour les visiteurs », a-t-il insisté.

 

Précisons que la capitale belge possède déjà un petit musée de l’informatique créée par un ancien cadre d’Unisys et installé depuis plus de 20 ans au siège local de la société. On y trouve notamment un exemplaire millésimé 1910 de la première machine d’impression mise au point en 1886 par William Seward Burroughs.