Les 85 salariés Capgemini du pôle « end user services » affectés au contrat Orano (ex-Areva) ont été informés le 11 avril que leur activité allait être transférée à Spie ICS au 1er juillet. Mais, dans une logique de réduction de coûts, la moitié seulement des salariés concernés auront l’opportunité d’être repris par Spie ICS dans le cadre de ce projet de transfert. Les autres resteront en intercontrat chez Sogeti France, entité à laquelle ils sont actuellement rattachés.

Pour les salariés concernés, ce transfert est la confirmation de ce qu’ils avaient prédit dès 2014 lorsqu’Areva a décidé de céder Euriware, sa filiale de services informatiques, dans le dessein de réaliser 30% d’économies sur son informatique. Les 1.500 personnes, qui avaient alors rejoint Capgemini et ses filiales dans le cadre de cette cession, redoutaient que les objectifs de réduction des coûts affichés d’Areva ne finissent par impacter directement leurs emplois malgré l’engagement de Capgemini de les maintenir au moins deux ans.

De fait, trois ans après leur intégration effective, la menace se rapproche pour les 85 collaborateurs de l’activité services de proximité de l’ex-Euriware. Si une moitié est susceptible de sauver son emploi, l’avenir est beaucoup moins assuré pour l’autre moitié. Certains sites, comme celui de Cherbourg, n’offrent que peu d’opportunités de replacement sur d’autres contrats à moins d’être très mobile, explique une salariée. Ce qui condamne une partie des salariés non repris au chômage à terme, craint-elle.

Le site de Strasbourg est particulièrement concerné puisqu’aux 25 postes potentiellement menacés pour les ex-Euriware s’ajoutent 40 suppressions de postes supportées par Proservia, à qui Orano vient de retirer la sous-traitance de son centre d’appels, au profit de Spie ICS. Ces transferts d’activité se traduisent donc pour Cherbourg par 65 postes potentiellement menacés en comptabilisant ceux de Proservia.