Installé depuis l’été 2017 en France, l’éditeur de logiciels d’automatisation de process (ou RPA pour Robotics Process Automation) enregistre un succès hors norme auprès des clients et partenaires français. Il revendique ainsi plus d’une centaine de nouvelles références gagnées sur l’année 2018 et plus d’une cinquantaine de partenaires engagés, parmi lesquels une majorité d’intégrateurs gloabaux et de cabinets de conseils (Accenture, Deloitte, Sia Partners, Argon Consulting, Ginini-Antipode, Magellan Consulting, Onepoint…), mais aussi des sociétés de services IT plus traditionnelles (Capgemini, Sopra Steria…), voire même des intégrateurs locaux (Ai3, Keyrus, Arondor…). Surtout, après dix-huit mois de présence, UiPath France compte déjà plus de 40 collaborateurs.

Au niveau mondial aussi, la croissance est rapide. Du moins depuis 2013, époque à laquelle l’entreprise, créée en 2005, a pivoté de l’extraction de données Web (Screen Scraping) à l’automatisation de process. L’effectif est ainsi passé de 600 à 2200 personnes au cours des douze derniers mois. Sa valorisation a suivi la même courbe, passant de 1 milliard de dollars début 2018 à 4 milliards, en septembre dernier lors de sa dernière levée de fonds – qui lui a permis de franchir le cap des 400 millions de dollars levés en cumulé. L’éditeur a déclaré avoir dépassé les 100 millions de dollars de revenus récurrents en juillet dernier et espère atteindre les 200 millions dans les prochaines semaines.

« Les solutions d’UiPath permettent aux entreprises de libérer leur productivité en automatisant les tâches annexes répétitives », expose Eric Adrian, directeur général d’UiPath France. Un peu à la manière d’une macro Excel, la technologie UiPath va être capable, en s’appuyant sur des techniques d’apprentissage machine et l’intelligence artificielle, d’enregistrer les enchaînements d’actions accomplies par les utilisateurs (connexion à un site Web, copie de données, collage de ces données dans un document, envoi de ce document…) et de les rejouer automatiquement à demande. UiPath parle d’assistants virtuels. Les cas d’usage sont très nombreux : analyse de risque, suivi de commande, gestion d’investissements, traitement de commandes, rapprochement de factures, etc.

L’une des raisons de l’engouement pour l’offre UiPath, c’est sa simplicité d’utilisation et de mise en œuvre, poursuit Eric Adrian. Les processus s’assemblent par glisser-déposer. Une quinzaine de jours suffisent aux partenaires pour obtenir la certification développeurs-experts et pouvoir ainsi prendre en main les projets des clients. L’éditeur finance une accédémie qui permet de se former et d’accéder gratuitement au logiciel.

UiPath se caractérise également par sa politique très « partenaires-friendly ». S’il dispose d’équipe commerciales directes, l’éditeur exige ainsi que 100% des affaires soient traitées par les partenaires. Il estime que pour un euro de licence vendu, les partenaires vont générer en moyenne quatre euros en prestations de conseil et d’implémentation.