Le retour à la « normalité » est violent pour le spécialiste de la distribution informatique LDLC. Après avoir vu ses revenus baisser de 5,4% sur l’exercice 2021-2022, le groupe enregistre une chute de son chiffre d’affaires de 22,8% sur le premier trimestre de l’exercice 2022-2023, qui atteint 126,3 M€ contre 163,7 M€ un an plus tôt.

« Comme anticipé, le premier trimestre a été fortement impacté par la normalisation des dépenses high-tech – des particuliers comme des professionnels – après les hauts niveaux de consommation de la période Covid », a commenté dans un communiqué le directeur général Olivier de la Clergerie. Si les activités BtoB font preuve d’une relative résilience avec un recul de 9,2% à 41,6 m€, les activités BtoC plongent de 29,3% à 81,4 M€. Les revenus des boutiques cèdent également 12,8% pour atteindre 23,7M€.

« Sous l’effet des tensions inflationnistes, nos clients ont eu des comportements d’achat plus prudents, les conduisant à reporter ou à réduire leurs dépenses », a également expliqué le dirigeant du groupe.

Le groupe s’attend à un premier semestre difficile mais espère renouer avec la croissance à compter du troisième trimestre. Non seulement la comparaison avec les trimestres de l’année précédente se fera sur des bases plus normalisées mais LDLC espère aussi profiter d’un nouveau cycle de renouvellements de générations de produits (cartes graphiques notamment) et de l’amélioration progressive des approvisionnements.

Dans cette phase de moindre activité, le groupe travaille sur la notoriété de sa marque, avec la diffusion d’une seconde campagne TV en août après celle de mai. Il poursuit l’élargissement de son réseau de boutiques (70ème ouverte en août) et renforce ses capacités logistiques avec son nouveau centre de St Quentin-Fallavier qui sera opérationnel en septembre.

LDLC met enfin en avant une situation financière saine et toujours génératrice de cash et dit rester à l’affut d’opportunités d’acquisitions en France et à l’international.