Les informations qui circulent dans la presse spécialisée américaine sont réelles : Avaya cherche un acquéreur. C’est ce qu’a confirmé le CEO de l’entreprise dans le communiqué présentant les résultats financiers du deuxième trimestre de l’exercice 2019.

« Notre chiffre d’affaires et nos résultats nets ont été inférieurs aux attentes. En réponse, nous avons mis en œuvre un certain nombre de mesures correctives pour améliorer nos performances. Bien que je sois déçu de nos résultats du trimestre dernier, dans l’ensemble, je reste confiant quant au chemin que nous empruntons, compte tenu de l’élan et du dynamisme que nous observons dans de nombreux segments de nos activités, y compris le Cloud, les services et les technologies émergentes. Suite à la réception de marques d’intérêt, la société a engagé JP Morgan pour l’aider à explorer des alternatives stratégiques visant à maximiser la valeur pour les actionnaires. Le conseil n’a pas fixé de calendrier pour le processus ni pris de décision concernant aucune solution stratégique pour le moment. Rien ne garantit que l’exploration d’alternatives stratégiques aboutira à un résultat. La société n’entend pas fournir d’informations complémentaires, à moins qu’elle ne détermine que de nouvelles déclarations soient nécessaires. »

A l’issue du trimestre, la firme de Santa Clara enregistre un chiffre d’affaires de 709 millions de dollars, contre 672 millions de dollars un an auparavant et 738 millions de dollars trois mois plus tôt. Le spécialiste des communications unifiées affiche une perte nette GAAP de 13 millions de dollars, contre une perte de 130 millions de dollars un an plus tôt et un bénéfice de 9 millions de dollars au premier trimestre.

Pour le trimestre en cours, Avaya s’attend à des revenus compris entre 707 et 722 millions de dollars et à un revenu opérationnel GAAP se situant entre 30 millions de dollars et 40 millions de dollars.

Pour l’ensemble de l’année, la société table sur un chiffre d’affaires compris entre 2,90 milliards de dollars et 2,95 milliards de dollars et sur un revenu opérationnel GAAP de 625 millions de dollars à 660 millions de dollars.

Sorti en 2017 du chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites, le spécialiste des communications unifiées est selon plusieurs confrères courtisé depuis quelques temps par plusieurs fonds d’investissement comme Permira Holdings et Apollo Global Management. Le mois dernier, le Wall Street Journal laissait entendre que Mitel s’était également mis sur les rangs avec le soutien de son principal actionnaire, le fonds d’investissement britannique Searchlight Capital Partners.