Deux ans et demi après y avoir démarré ses opérations, Claroty dresse un bilan positif de sa présence en France. L’éditeur de solutions de protection des systèmes industriels revendique déjà plusieurs références clients, dont Schneider Electric, et une collaboration active avec les divisions intégration de systèmes de Schneider Electric et de Rockwell Automation. Des succès qui l’ont convaincu de créer deux nouveaux postes (l’un à Paris et l’autre à Lyon) de support aux partenaires. Les nouveaux collaborateurs ont été recrutés et s’apprêtent à prendre leurs fonctions.

Claroty est un éditeur américain (d’origine israëlienne) créé en 2014 spécialisé dans la protection des réseaux de contrôle de systèmes industriels (ou ICS pour industrial control systems), appelés aussi technologies opérationnelles (ou OT pour operational technology). Sa plateforme de détection continue des menaces (ou CTD pour continuous threat detection) est conçue pour protéger les infrastructures critiques des industriels (producteurs et distributeurs d’électricité, pétrochimie, etc.). Des clients qui exploitent des automates de lignes de production pour lesquelles les solutions traditionnelles du monde IT sont inadaptées. Son offre est certifiée CSPN par l’ANSSI.

La technologie de Claroty vise à cartographier et surveiller passivement les réseaux des clients pour y détecter d’éventuelles anomalies. Depuis peu, Claroty a étendu son périmètre d’intervention aux réseaux IoT industriels (IIoT). La société est concurrente d’éditeurs tels que Sentryo, Security Matters, Indegy ou CyberX. Elle a levé 92 M$ depuis son démarrage, mais ne dévoile pas ses revenus. Ceux-ci sont néanmoins estimés à plusieurs dizaines de millions de dollars en rythme annuel.

Sous la houlette de son vice-président en charge des alliances Emanuel Salmona, l’éditeur est en train de basculer vers un modèle 100% indirect. En France, Emanuel Salmona aimerait contractualiser avec deux ou trois partenaires supplémentaires (outre Schneider Electric et Rockwell Automation). Orange Cyberdefense s’intéresse de près à sa technologie. Mais Emanuel Salmona admet avoir du mal à identifier des acteurs à la fois compétents dans le domaine de la cybersécurité et suffisamment au fait de la réalité industrielle.