Les négociations sur l’harmonisation du statut des salariés de Spie ICS sont dans l’impasse. C’est le constat qu’ont fait aujourd’hui l’ensemble des organisations syndicales du groupe réunies en intersyndicale dans une lettre ouverte au directeur général Xavier Daubignard. Dans cette lettre également adressée à l’ensemble des 3.200 salariés de Spie ICS et de ses filiales, les organisations syndicales annoncent leur décision de se retirer de la table des négociations.

Ces négociations avaient démarré il y a huit mois dans le cadre du projet de fusion-absorption de Spie ICS par sa filiale Spie Infoservices prévue le 30 avril. Les 800 salariés de la première étant sous convention Métallurgie, il était nécessaire d’harmoniser leur statut avec celui des 2.200 salariés de la seconde dépendant de la convention Syntec, réputée moins favorable.

Un chantier a bien été engagé pour convertir les classifications et les rémunérations des salariés de Spie ICS vers la grille Syntec. Un chantier compliqué par le fait que les classifications et rémunérations des salariés concernés divergent de leurs compétences réelles et qu’il a donc fallu les faire converger en parallèle de leur conversion aux classifications et rémunérations Syntec. Or, à dix jours de la fusion effective, ce chantier qui n’est achevé qu’à 75%, est le seul qui a vraiment avancé au cours de la négociation, estime une source syndicale.

Surtout, aucune discussion de ce type n’a démarré côté Spie Infoservices, où il faudrait pourtant mener un travail similaire pour faire correspondre le niveau de compétence des techniciens avec leur classification et où les salaires d’embauche sont jugés trop bas, selon cette même source, qui regrette que plusieurs autres gros volets tels que le temps de travail, la protection sociale ou les frais professionnels n’ont même pas été abordés.

Lors du lancement de l’information-consultation préparatoire au rapprochement de Spie ICS et Spie Infoservices en septembre, la direction avait pris l’engagement qu’il n’y aurait pas d’impact sur l’emploi et les rémunérations. Mais les organisations syndicales constatent que le projet dans son état actuel va se traduire par une perte d’acquis (RTT, congés ancienneté, fêtes locales…) pour les salariés de Spie ICS et des avancées nulles pour les salariés de Spie Infoservices.

Pour revenir à la table des négociations, elles demandent que soient validées un certain nombre de revendications telles que la conservation du treizième mois, la journée fête locale et la prévoyance pour les salariés Spie ICS, et une revalorisation des salaires et des classifications pour les salariés de Spie Infoservices.