Après avoir pris la direction générale d’Atos le 1er janvier 2022 pour tenter de redresser la société dévalorisée en bourse, Rodolphe Belmer propose un plan de scission du groupe en deux sociétés cotées : Tech Foundations et SpinCo. Il a l’intention de démissionner au plus tard d’ici fin septembre, selon un communiqué.

En prise avec des difficultés financières et opérationnelles, le groupe informatique français devrait donc se scinder d’ici la fin 2023, pour un coût estimé à 1,6 milliards d’euros.

Sur le papier, Tech Foundations (TFCo) conservera l’activité historique d’infogérance en déclin, c’est-à-dire la gestion des parcs informatiques d’entreprises, et sera dirigée par Nourdine Bihmane tandis que SpinCo – dirigée par Philipe Oliva – regroupera les activités digitales en croissance : conseil et intégration de logiciels, Big Data et cybersécurité.

70% du capital de SpinCo serait distribué aux actionnaires d’Atos mais Tech Foundations garderait 30% du capital afin de financer sa restructuration en revendant progressivement ses actions.

L’idée est, qu’une fois les deux entités séparées, elles pourraient intéresser plus facilement des repreneurs. Thales, Orange et Airbus ont notamment des vues sur les activités de cybersécurité de la future SpinCo.

Quant à Rodolphe Belmer, il devrait bénéficier d’une indemnité de départ d’un montant équivalent à neuf mois de salaires, prévue dans son contrat en cas de cessation de fonctions à la suite d’une fusion ou d’une scission du groupe Atos.