Fin 2016, le bordelais Scriba annonçait le rachat du nantais Pentasonic pour compléter sa couverture géographique et son panel d’expertises. Un an plus tard, Jérôme Faucher, président de Scriba a accepté de faire un premier bilan de l’opération et de partager ses perspectives pour 2018. Sa première satisfaction est que, malgré la perte d’un important marché qui a amputé son chiffre d’affaires de 20% (à 8 M€), Pentasonic est resté profitable sur l’année écoulée (autour de 100 K€). Deuxième satisfaction : malgré les inévitables départs intervenus à la suite du rachat, les compétences techniques sont globalement restées.

Scriba avait racheté Pentasonic pour son ancrage à Nantes et à Rennes, sa clientèle d’entreprises intermédiaires et de comptes publics et son expertise infrastructures. Conformément à ce qu’il avait escompté, Scriba est en mesure d’adresser avec Pentasonic des projets et des clients qu’il n’avait pas l’habitude d’adresser jusque-là. Le prisme infrastructures de Pentasonic lui permet ainsi d’appréhender les projets de clients ayant un responsable informatique et pour lesquels son approche traditionnelle orientée usages s’avère moins efficiente, explique en substance Jérôme Faucher.

Si Pentasonic a conservé son nom et sa structure juridique, les équipes et les moyens commencent à être mutualisés. C’est notamment le cas du support technique. Les équipes Scriba sont désormais affectées au support de niveau 1 tandis que celles de l’agence nantaise se spécialisent sur le support de niveau 2 et 3.

Sur son périmètre historique, Scriba a terminé son exercice 2017 sur un chiffre d’affaires de 29 M€, soit 3% de croissance, et un résultat net en croissance de 8% à 1,4 million d’euros. L’intégrateur a continué à capitaliser sur son parc Office 365 en créant un pôle solution, dont la mission est d’accompagner les clients dans les nouveaux usages associés à des outils d’Office comme Teams, Skype ou même Sharepoint. Conforté par ses succès autour d’Office 365 – qui représenté près de 1 M€ de revenus en 2017, en croissance de 50% – Scriba a décidé d’investir massivement sur Azure en devenant développeur d’apps Azure, en incitant ses clients à hybrider leur système d’information et en leur proposant des services managés clé en main (type sauvegarde, PRA…) reposant sur Azure.

« Les systèmes d’information des clients vont devenir des agrégats de services cloud qu’il faudra orchestrer, interopérer et intégrer avec l’existant », expose Jérôme Faucher, qui rappelle que c’est sa capacité à industrialiser son offre et ses investissements dans les API qui permettent ajourd’hui au groupe Scriba de se différencier.

Soucieux d’attirer de nouveaux talents sans verser dans la surenchère sur les salaires et d’offrir un confort accru à ses collaborateurs, Scriba a décidé d’emménager dans un nouveau bâtiment de 1.500 m2 à une sortie de rocade de son siège historique de Mérignac. Un nouveau bâtiment qu’il a fait construire mais dont il n’est pas propriétaire. Le déménagement est prévu dans les prochains jours.

Pour l’exercice encours, Scriba table sur une croissance de ses revenus, tirée notamment par son activité autour d’Office 365 et le décollage d’Azure. La société vient également d’ouvrir un poste de directeur commercial pour permettre à Jérôme Faucher de se concentrer sur ses fonctions de direction générale.