Sundar Pichai, directeur général de Google depuis 2015 et de sa maison mère Alphabet depuis 2019, pourrait obtenir jusqu’à 692 millions de dollars de rémunération au cours des trois prochaines années.
Deux millions de dollars par an lui seraient versés à titre de salaire. Ce dernier reste inchangé depuis 2020. Le solde lui serait attribué sous la forme d’actions Alphabet, mais aussi en fonction de la valorisation de deux filiales, le spécialiste des véhicules autonomes Waymo et le développeur de services de livraison par drone Wing. Leur attribution dépendra de l’évolution du cours de ces actions ainsi que, pour Alphabet, du montant des dividendes versés.
Ces informations proviennent d’un nouveau plan de rémunération publié vendredi 6 mars 2026 par la SEC, la Securities Exchange Commission, c’est-à-dire le régulateur étatsunien de la Bourse. Selon le document, en cas de licenciement pour faute, Sundar Pichai perdrait le bénéfice de toutes les stock-options qui ne sont pas encore exerçables.
Si l’ensemble des objectifs fixés par le conseil d’administration était atteint, ce plan ferait de Sundar Pichai l’un des dirigeants de société les mieux payés au monde. Par comparaison, le patron de Microsoft, Satya Nadella, a perçu environ 96,5 millions de dollars pour l’exercice 2025, et celui d’Apple, Tim Cook, a touché environ 74 millions de dollars la même année. Cela reste cependant bien en-deçà de la rémunération d’Elon Musk, le patron de Tesla, X et Grok, dont les actionnaires ont validé, en début novembre dernier, un plan de rémunération qui pourrait atteindre près de 1.000 milliards de dollars sur dix ans.