Éditeur d’un CRM no code ayant séduit quelque 250 clients en 17 ans d’existence, le Drômois Initiative CRM entend désormais privilégier la vente indirecte pour accélérer son développement. « Nous souhaitons confier davantage l’intégration et l’évolution des projets à des partenaires, afin de nous concentrer sur le développement produit », explique Arnaud Laurenson, co-gérant d’Initiative CRM.

L’éditeur s’appuie déjà sur un réseau de cinq à six consultants indépendants. Un réseau qui ne représente pour l’instant que 10 à 15 % de son chiffre d’affaires. Souvent issus de l’écosystème CRM traditionnel, ces consultants voient en Initiative CRM une alternative pertinente aux solutions américaines jugées lourdes et contraignantes.

L’éditeur estime les opportunités importantes pour les partenaires : services d’audit et de cadrage, configuration des processus, accompagnement au changement… Et une fois déployée, la solution continue d’évoluer : il faut régulièrement ajouter de nouveaux process, de nouveaux utilisateurs, des évolutions réglementaires…

L’un des arguments majeurs d’Initiative CRM réside dans son approche no code évoluée qui permet aux clients d’être relativement autonomes sur la création de leurs champs, formulaires, processus, filtres, vues et tableaux de bord sans recours à du développement spécifique. Mais l’éditeur estime que 10 % des clients préfèrent toutefois externaliser ces tâches.

La solution permet une personnalisation des interfaces par profil utilisateur. Un commercial, un ADV ou un manager ne verront pas les mêmes informations en priorité. L’objectif assumé est de réduire la friction et favoriser l’adhésion. « Nous faisons la chasse au clic », résume Arnaud Laurenson, qui place l’expérience utilisateur au cœur de la stratégie produit.

L’éditeur revendique ainsi un taux d’adoption élevé, là où de nombreux CRM peinent à être réellement utilisés. L’ancienneté des clients — 6 ans et 8 mois — témoigne d’un fort niveau de rétention, assure Arnaud Laurenson.

Initiative CRM revendique entre 1.000 et 2.000 utilisateurs actifs. Le chiffre d’affaires a atteint 858 k€ à fin juin 2025, en croissance de 12 %, avec une projection proche du million d’euros à fin juin 2026 (date de clôture de l’exercice). Les revenus reposent à 60 % sur la souscription SaaS, complétés par de la formation et du paramétrage. L’entreprise s’autofinance.

Au-delà du développement de son réseau de partenaires, l’éditeur concentre ses efforts sur l’évolution de son produit avec une feuille de route tournée vers la facturation électronique et la finance avec l’ajout d’un module de comptabilité, d’une gestion des finances et des achats, de fonctions de récupération des factures fournisseurs et de réconciliation bancaire. L’objectif est de faire évoluer la plateforme vers un ERP centré sur la relation client et la gestion financière, sans aller toutefois jusqu’à la paie ou la logistique, explique en substance Arnaud Laurenson. Ces évolutions devraient être finalisées avant la fin de l’exercice.

Parmi les évolutions récentes figure également une intégration avancée avec Microsoft Teams. Les utilisateurs peuvent planifier et lancer leurs réunions directement depuis le CRM, avec transcription et synthèse automatique par IA à l’issue des échanges. La solution reste toutefois agnostique en matière d’infrastructures collaboratives.