DeepIP, une startup qui développe une plateforme destinée aux cabinets de propriété intellectuelle et professionnels des brevets, a levé 25 millions de dollars lors d’un tour de table de série B. Ce tour de table a été mené par Korelya Capital, le fonds fondé par Fleur Pellerin, et Serena, avec la participation de ses investisseurs historiques Headline et Balderton Capital. Cette opération porte à 40 millions de dollars les fonds levés par l’entreprise en moins d’un an, après un premier tour de 15 millions de dollars en 2025.
DeepIP a été fondée en 2024 par François-Xavier Leduc et Edouard d’Archimbaud (photo), respectivement PDG et directeur technique de Kili Technology, une entreprise spécialisée dans les infrastructures d’IA d’entreprise dont DeepIP est issue. Sa technologie vise à intégrer l’IA à l’ensemble du cycle de vie des brevets : identification des inventions, rédaction, recherche d’antériorité, gestion des procédures ou pilotage des portefeuilles.
« La première vague d’IA dans le domaine des brevets visait à accélérer les tâches individuelles. Or, le travail en matière de brevets est cumulatif. Il s’étend sur des années, implique des équipes et de nombreuses décisions. Nous avons conçu DeepIP pour centraliser ce travail, avec une IA intégrée à l’ensemble du flux de travail, afin que les professionnels n’aient plus à gérer la fragmentation ni à tenir manuellement le contexte », explique François-Xavier Leduc sur le blog de l’entreprise.
La société revendique plus de 400 cabinets d’avocats et équipes de propriété intellectuelle, parmi lesquels Philips, Dexcom ou encore le cabinet d’avocats Greenberg Traurig. Sa plateforme aurait déjà été utilisée pour traiter plus de 40 000 dossiers liés à des dépôts ou à la gestion de brevets.
Les fonds levés doivent permettre à DeepIP d’accélérer son développement international, en particulier aux États-Unis, qui constituent déjà son principal marché. La startup dispose déjà de deux sièges à New York et Paris. Ce financement accélère surtout la mission de l’entreprise, qui est de faire de l’IA une couche de confiance et de premier ordre à chaque étape du cycle de vie des brevets.