Palo Alto Networks a publié un chiffre d’affaires de 2,59 milliards de dollars au titre de son deuxième trimestre fiscal 2026 (clos fin janvier), en hausse d’environ 15 % sur un an, avec un bénéfice ajusté par action de 1,03 dollar, supérieur de 9 cents aux attentes. La dynamique reste tirée par les offres « Next-Gen Security » et la montée des revenus récurrents, mais le groupe a revu à la baisse sa prévision de bénéfice annuel, ce qui a pesé sur le titre en Bourse, qui chutait de près de 7% mercredi en début de séance.

Cette prudence s’explique par l’impact des acquisitions récentes, au premier rang desquelles la finalisation du rachat de CyberArk pour environ 25 milliards de dollars et Chronosphere pour 2,6 milliards de dollars.

Les coûts liés aux acquisitions ont atteint 24 millions de dollars au deuxième trimestre, contre 10 millions un an plus tôt, affectant la rentabilité à court terme. L’intégration de CyberArk doit toutefois renforcer le pilier stratégique de la sécurité des identités – humaines, machines et désormais agentiques – au sein de la plateforme unifiée du groupe.

« Nous avons constaté une vigueur persistante dans la mise en place de plateformes, une tendance qui s’accélère grâce à l’IA : les clients souhaitent moderniser et normaliser leur infrastructure de cybersécurité, en l’alignant sur notre approche », a commenté dans un communiqué le PDG Nikesh Arora. « Nous avons également observé une adoption soutenue et importante de la sécurité basée sur l’IA, qui devrait constituer une tendance à long terme. »

Palo Alto Networks a confirmé parallèlement son intention d’acquérir la jeune pousse israélienne Koi afin de sécuriser l’utilisation des agents sur les postes de travail (Agentic Endpoint Security). Cette opération illustre la volonté du groupe d’élargir sa couverture aux nouveaux usages liés à l’IA, tout en consolidant son positionnement de plateforme globale de cybersécurité.

Pour le trimestre en cours, Palo Alto a revu en hausse ses prévisions de chiffre d’affaires entre 2,94 et 2,95 milliards de dollars, contre une précédente estimation de 2,60 milliards de dollars. Le bénéfice par action est attendu entre 78 et 80 cents, en deçà de la cible de 92 cents des analystes.

Sur l’ensemble de l’exercice 2026, la société vise un chiffre d’affaires entre 11,28 et 11,31 milliards de dollars, soit une croissance annuelle de de 22 % à 23 %. Le bénéfice par action est attendu entre 3,65 et 3,70 dollars contre entre 3,80 et 3,90 dollars prévu initialement.