La startup néerlandaise de sécurité offensive Hadrian annonce une levée de 40 millions de dollars (35,7 M€). Le tour de table de série B est codirigé par Forgepoint Capital International — la branche londonienne du fonds américain de capital-risque Forgepoint Capital — et par SmartFin, fonds technologique belge dédié aux éditeurs B2B européens. L’opération porte à 65 M$ les fonds réunis par l’entreprise depuis sa création.

Fondée en 2021 par Rogier Fischer, Olivier Beg et Maurice Clin (photo), Hadrian articule son offre autour de deux composantes. Atlas cartographie en continu la surface d’attaque externe des entreprises et cherche à identifier les vulnérabilités réellement exploitables. Nova automatise de son côté les tests d’intrusion à l’aide d’agents IA capables de reproduire le comportement d’un attaquant. L’objectif est de substituer aux campagnes de pentest ponctuelles une validation continue de la sécurité. Hadrian compte parmi ses clients TotalEnergies, Amadeus, Leroy Merlin, McKesson et NBC Universal.

Les fonds doivent notamment renforcer la technologie et accélérer le développement international de la société, qui vise à terme les 100 M€ de revenus annuels. Hadrian mise notamment sur l’indirect. Elle élargit son programme partenaires aux MSSP, VAR, apporteurs d’affaires et sociétés de pentest, avec formation et accompagnement personnalisés pour les aider à intégrer ses solutions.

Une vague d’investissements dans la sécurité offensive

Hadrian profite d’un fort intérêt des investisseurs pour l’automatisation de la sécurité offensive. En France, Escape a levé 18 M$ (16M€) en mars pour développer sa plateforme combinant gestion de surface d’attaque, tests de sécurité applicative et pentest piloté par des agents IA. Début octobre, la jeune pousse parisienne Fleuret AI a à son tour bouclé 4 M€ en pré-amorçage pour transformer le pentest ponctuel en processus continu à l’aide d’agents autonomes.

Les montants atteignent un niveau bien supérieur aux États-Unis. Horizon3.ai a levé 250 M$ en août pour sa plateforme de pentest autonome NodeZero, sur la base d’une valorisation supérieure à 2 Md$. Plus récemment, Armadin, fondé par l’ancien patron de Mandiant Kevin Mandia, a levé 255,5 M$ début octobre, portant sa valorisation au-delà de 2,5 Md$, seulement sept mois après son lancement public.