Armadin, la nouvelle startup de Kevin Mandia, fondateur de Mandiant, annonce une levée de fonds de 255,5 millions de dollars en série B, sept mois seulement après sa sortie du mode furtif. L’opération porte la valorisation de la jeune pousse américaine spécialisée dans la cybersécurité offensive à plus de 2,5 milliards de dollars.
Le tour est codirigé par Andreessen Horowitz (a16z) et Accel, avec la participation de Bain Capital Ventures et Redpoint. Il intervient moins de sept mois après l’annonce de 189,9 millions de dollars levés en amorçage et série A, alors présentés comme un record dans la cybersécurité. Armadin porte ainsi à 445 millions de dollars les capitaux levés depuis sa création.
La société développe une plateforme de sécurité offensive s’appuyant sur des essaims d’agents IA autonomes. Leur rôle est de reproduire le comportement d’attaquants pour découvrir puis enchaîner différentes vulnérabilités et mettre en évidence des chemins d’attaque exploitables. Armadin indique que sa technologie est déjà utilisée en production par des entreprises du Fortune 500 et des organismes gouvernementaux. Les fonds doivent notamment servir à accélérer le développement de la plateforme, la recherche, la formation et les activités commerciales.
Pour illustrer ses capacités, Armadin avait organisé cet été avec TENEX.ai une attaque contrôlée de trois jours contre l’environnement d’une grande organisation. Selon les deux sociétés, 26.000 agents ont lancé 1.300 attaques et exécuté 17 millions d’actions contre plus de 25.000 services. L’exercice aurait permis de mettre au jour 38 chemins d’attaque validés et 238 failles ou défauts de sécurité.
Kevin Mandia a fondé en 2004 Mandiant, spécialiste du renseignement sur les menaces et la réponse aux incidents, avant son rachat par Google en 2022 pour 5,4 milliards de dollars. Il a aussi été le dirigeant de FireEye pendant les 5 années qui ont précédé la scission avec Mandiant. Début septembre, il a par ailleurs rejoint le conseil d’administration d’Amazon, où il siège aux comités d’audit et de sécurité. Il y remplace notamment l’ancien directeur de la NSA Keith Alexander, qui avait quitté le conseil au printemps.



