Comme chaque année au début du mois d’octobre, KPMG et Numeum publient un classement des entreprises de services du numérique (ESN) et des sociétés d’ingénierie et de conseil en technologies (ICT) implantées en France, assorti d’une étude intitulée ‘Grand Angle’ sur les principales évolutions du marché.

Dans l’édition 2026 de ce baromètre, il est beaucoup question d’intelligence artificielle (IA). Plus de la moitié des près de 200 organisations interrogées déclarent investir entre 1% et 3% de leur chiffre d’affaires dans leur ‘transformation IA’ tandis que 21% demeurent sous la barre du 1%. 

Une majorité des entreprises sondées ambitionne de porter à 18% la part de leur chiffre d’affaires lié aux offres IA dans les 3 ans à venir mais la contribution de l’IA à leur chiffre d’affaires reste encore modeste cette année (7%).

Près de six dirigeant·e·s sur dix anticipent un impact fort, voire disruptif, de l’IA générative et agentique sur leur économie. Si la facturation au forfait ou en régie demeure majoritaire, un tiers estime que les modèles fondés sur la valeur créée seront l’évolution la plus probable à court terme. 59% ESN et ICT ont fait évoluer leurs prix vers l’unité d’œuvre ou le forfait et 42% vers la souscription ou l’abonnement.

40% des dirigeant·e·s font du conseil stratégique leur principale priorité de développement, devant les activités d’intégration et de conception (28%).

86% du panel perçoit avant tout l’IA comme une assistance à la production et non comme un moyen de remplacer les effectifs. Pour autant, la formation est à la traîne. Seules 20% des entreprises interrogées ont plus de 80% de leurs collaborateur·rice·s formé·e·s à l’usage de l’IA. 62% des collaborateur·rice·s des grandes entreprises et ETI atteignent un niveau intermédiaire (cas d’usage, sécurité, méthodes), contre 33% dans les PME et les TPE. 48% des directions recrutent en priorité des expert·e·s en IA car il leur faut bien des humains pour exercer un esprit critique. 

Charles Mauclair, président du collège ESN-ICT de Numeum et directeur général du Groupe SII, se veut rassurant, dans un communiqué : « Cette mutation vers l’IA ne remet pas en cause le rôle des ESN et des ICT : elle le renforce. Car plus la technologie progresse, plus les entreprises ont besoin de partenaires capables de comprendre leurs métiers, de maîtriser la complexité et de transformer l’innovation en résultats concrets ».

Méthodologie de l’étude

L’enquête de KPMG et Numeum a été menée entre mai et juillet 2026 auprès de 200 ESN et ICT de toutes tailles installées en France. Le questionnaire était disponible en ligne et couvrait les thèmes suivants : stratégie de croissance, gestion des talents, initiatives Environnementales Sociales et de Gouvernance (critères ESG) et innovation. Les réponses ont été analysées en fonction de la taille des entreprises telles que définies par la réglementation : Grandes entreprises (5 000 salarié·e·s et plus), Entreprises de taille intermédiaire de 250 à 4 999 salarié·e·s), Petites et moyennes entreprises (10 à 249 salarié·e·s) et micro-entreprises (moins de 10 salarié·e·s).

Le classement 2026 des ESN & ICT en France

Le classement 2026 de KPMG et Numeum liste 175 ESN et ICT selon leur chiffre d’affaires réalisé en France en 2025. Les données utilisées sont exclusivement déclaratives, communiquées sous la responsabilité des organisations participantes et n’ont fait l’objet d’aucun audit ni d’aucune vérification indépendante.

D’après ce classement, Capgemini conserve la première place du podium, devant SCC France et Sopra Steria.

Rang ESN & ICT Chiffre d’affaires

France (en milliers

d’euros)

1 CAPGEMINI 4 199 000
2 SCC FRANCE 3 280 000
3 SOPRA STERIA 2 597 000
4 ACCENTURE 2 385 662
5 IBM FRANCE 2 033 100
6 ORANGE BUSINESS 1 716 800
7 CGI FRANCE 1 496 902
8 ATOS 1 469 800
9 ALTEN 1 418 785
10 ECONOCOM 1 224 400

Pour comparaison avec l’an dernier, le classement de 2025 est consultable ici.