Cheops Technology a clos son exercice 2025-2026, achevé le 30 avril dernier, sur un chiffre d’affaires consolidé de 214,38 M€, en progression de 6,77 %, contre 200,79 M€ un an auparavant. Le groupe présidé par Nicolas Leroy-Fleuriot, qui emploie désormais plus de 750 collaborateurs, améliore ainsi son taux de plus d’un point par rapport à l’exercice précédent. Son résultat d’exploitation consolidé augmente plus rapidement que ses revenus, de 12,37 %, pour atteindre 13,21 M€, contre 11,75 M€ un an plus tôt. En revanche, son résultat net consolidé recule de 5,19 %, à 8,40 M€, sous l’effet de provisions ponctuelles pour dépréciation de créances.
La cybersécurité reste l’un de ses principaux axes de développement, précise le groupe dans un communiqué. Son SOC managé CyberPatriot, dont Cheops a entrepris d’automatiser les processus grâce à l’intelligence artificielle, a franchi le seuil des 100 contrats, contre 78 à la clôture de l’exercice précédent. La division Cyberdéfense représentait environ 15 % du chiffre d’affaires de Cheops Technology au printemps dernier, selon son directeur Jérémy Voisin.
Parallèlement, Cheops Technology poursuit ses investissements dans l’intelligence artificielle. Le groupe met désormais l’accent sur iCod Private AI, sa plateforme d’IA souveraine multimodèle, qui permet aux entreprises d’exploiter des modèles de langage ouverts sur des infrastructures opérées dans ses propres datacenters. Il enrichit cette offre avec AMON SaaS, un assistant conversationnel développé initialement pour ses collaborateurs et désormais commercialisé auprès des PME et ETI. Accessible à partir de 20 utilisateurs, il intègre des fonctions de recherche documentaire, des assistants métiers et des outils de productivité. Cheops entend également généraliser l’usage de l’IA dans ses propres processus opérationnels et commerciaux.
Le groupe prépare par ailleurs deux nouvelles offres destinées à élargir son portefeuille et à répondre à l’évolution des modes de consommation des infrastructures. La première, iCod Open, reposera sur la solution de virtualisation HPE VME, basée sur KVM, et intégrera la plateforme de gestion de cloud Morpheus. Elle viendra compléter ses environnements historiques VMware et sa plateforme iCod X basée sur Nutanix. La seconde, Cheops Financial Services (CFS), proposera des solutions de financement des infrastructures sur site afin de permettre aux entreprises de substituer, selon les modalités contractuelles, des dépenses d’exploitation à un investissement initial. Une initiative que Cheops justifie notamment par la hausse du coût des équipements informatiques.



