Le marché français de la distribution informatique a progressé de 18% en valeur au troisième trimestre 2026, selon les chiffres publiés par le Syndicat français des grossistes informatiques (SGI) et le cabinet Context. Sur les neuf premiers mois de l’année, la croissance atteint désormais 15%. Comme au trimestre précédent, cette dynamique est largement soutenue par la hausse des prix des composants.
Le marché « Valeur » accélère encore
Le marché « Valeur » affiche une croissance de 23,9% sur un an, après +17,1% au deuxième trimestre et +8,9% au premier. La flambée des prix des composants continue de tirer les revenus du secteur. Le segment du Personal Computing bondit ainsi de 644%, tandis que celui du stockage d’entreprise progresse de 120%.
Dans le détail, les cartes graphiques (+691%), les serveurs (+160%) et les baies de stockage (+105%) enregistrent les plus fortes hausses. Les logiciels de gestion des données (+29%), les commutateurs réseau (+20%) et les logiciels de sécurité (+14%) sont également bien orientés. Plus largement, la cybersécurité progresse de 11% et représente désormais 12% du chiffre d’affaires du marché « Valeur ». À l’inverse, les logiciels bureautiques reculent de 18%.
Le marché « Volume » porté par les PC portables
Le marché « Volume » progresse de 12,7% sur un an, tiré notamment par les services technologiques (+43%) et le Personal Computing (+29%). Les ordinateurs portables, qui concentrent 32% des revenus de ce marché, affichent une croissance de 45%. Les smartphones (+24%) et les tablettes (+18%) contribuent également à cette dynamique. À l’inverse, les PC de bureau (-14%), les moniteurs (-12%) et les cartouches d’encre (-10%) restent en retrait. Le segment des wearables accuse pour sa part une chute de 28%.
Sur les neuf premiers mois de 2026, les marchés « Valeur » et « Volume » progressent respectivement de 18% et 12%. Ces performances confirment l’accélération du marché français de la distribution IT, même si l’inflation des prix des composants contribue à gonfler les chiffres d’affaires sans nécessairement refléter une progression équivalente des volumes vendus.







