Il n’est pas trop tard pour mieux faire. 16 opérateurs, équipementiers et intégrateurs s’engagent à suivre la méthode ACT Pas à Pas pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) : Netmore/IoT Networks, Synox, Sudalys, Grolleau, Lumière, Nexloop, Ielo-Liazo, TDF, Free Pro, NGE Infranet, Gironde THD, Prizz Telecom, XP Fibre, Inherent, Axians et Axione.

Pour mémoire, la méthode ACT Pas à Pas est une référence internationale (Assessing low-Carbon Transition) pour structurer une stratégie de réduction de ses émissions de GES. Les 5 étapes de l’approche sont les suivantes : analyser la maturité initiale de l’entreprise sur des bases carbone; exposer les enjeux et réaliser une analyse stratégique de l’entreprise dans un contexte de transition bas carbone; déterminer une vision d’entreprise et concevoir la feuille de route du plan de transition à court, moyen et long terme; élaborer des objectifs de performance carbone et définir une stratégie; et enfin, mettre en œuvre des actions de décarbonation. 

Dans le secteur des télécoms, l’initiative est lancée par la fédération française des infrastructures numériques (InfraNum) en partenariat avec le cabinet Ekho, avec le soutien de l’agence française de la transition écologique (l’Adème).

« Les acteurs des infrastructures numériques font face à une double contrainte : réduire leurs émissions carbone tout en garantissant la résilience de leurs réseaux, le tout en maîtrisant les coûts dans un contexte économique incertain », commente Ilham Djehaich, la présidente d’InfraNum.

L’accompagnement de ces acteurs va alterner sessions individuelles et temps collectifs pour favoriser les échanges entre des acteurs du secteur télécoms dont les activités sont fortement interdépendantes. Il fait suite à la publication d’un référentiel carbone pour la filière télécom en mai dernier.

Un événement de restitution est prévu en 2027 pour partager les résultats, les enseignements collectifs et les engagements pris par les entreprises participantes.

Pour rappel, en 2022, le numérique représentait 4,4% de l’empreinte carbone nationale, soit 29,5 millions de tonnes de CO2 émises. Ce niveau était déjà proche de celui du transport routier de marchandises, sans considérer l’essor de l’intelligence artificielle. Selon une étude prospective de l’Adème et de l’Arcep datant de 2023, si rien n’est fait, cette empreinte carbone pourrait tripler d’ici 2050 sous l’effet des nouvelles technologies, telles que l’IA et les usages vidéo.