Le projet de centre de données de Microsoft à Petit-Landau et Hombourg, dans l’agglomération de Mulhouse, fait l’objet d’une enquête publique entre le 1er juin et le 3 juillet 2026. Le site sur lequel la firme de Redmond a jeté son dévolu s’étend le long du Rhin sur environ 36 hectares de terres agricoles, dont un tiers cultivées en bio. Le datacenter de Microsoft devrait consommer l’équivalent de 80% de l’énergie actuellement consommée par les ménages du Haut-Rhin pour faire fonctionner ses serveurs informatiques dédiés à l’IA générative, soit entre 1.500 GWh et 1.750 GWh par an.

En mars dernier, la Mission régionale d’autorité environnementale du Grand Est (MRAe) avait estimé le dossier de Microsoft incomplet et souligné l’aspect énergivore et potentiellement polluant du projet.

Des associations, dont Alsace Nature et Alsace alter énergies, appellent à manifester contre ce projet : « Nous invitons le public à participer en masse à l’enquête publique. Mais nous demandons en priorité une réelle transparence et un moratoire immédiat sur le projet pour casser cette course en avant ».

Microsoft affirme que son projet d’investissement à Petit-Landau est massif, à raison de plus de deux milliards d’euros, et qu’il devrait générer 200 emplois en France.

« Nous risquons de dérouler le tapis rouge à une entreprise étasunienne attirée par les bas coûts de l’énergie, qui va nous mettre dans une situation de colonisés », alerte Annie de Larochelambert, présidente d’Alsace alter énergies, interrogeant la volonté politique de souveraineté numérique en France.