La start-up rennaise Fruggr (Digital4Better) lance une initiative baptisée AI Disclosure pour aider les entreprises à répondre aux obligations légales à venir et aux impératifs de transparence des directions achats et conformité, concernant l’usage de l’intelligence artificielle (IA). Pour mémoire, l’AI Act européen a fixé l’échéance de conformité au 2 août 2026. A partir de cette date, toutes les entreprises qui utilisent de l’IA générative en Europe doivent documenter, assumer et rendre visible leur usage de l’IA, ainsi qu’avoir lancé des actions de formation. Au cas contraire, elles s’exposent à des sanctions allant jusqu’à 15 millions d’euros ou 3% de leur chiffre d’affaires mondial.

Quels systèmes sont mobilisés, avec quelles données, pour quels usages, selon quel niveau de risque et avec quelles garanties de transparence ? Fruggr explique que sa démarche d’accompagnement vise à rendre visible les systèmes d’IA embarqués, la classification des risques, les flux de données associés et les indicateurs de performance suivis. La start-up indique avoir conçu l’AI Disclosure comme un document de dialogue entre un éditeur et ses parties prenantes, « afin de poser les bonnes questions, objectiver les pratiques et réduire l’écart entre promesse technologique et preuve opérationnelle ».

« Dans un univers SaaS où de nombreux éditeurs restent encore discrets sur leurs pratiques, Fruggr choisit d’ouvrir un niveau d’information rarement formalisé », commente Frédérick Marchand, le CEO de Fruggr (cf. photo), dans un communiqué. « Il faut de la confiance, et la confiance se construit par la transparence et la responsabilité dans les systèmes qu’on déploie ».

Une réunion du G7 Numérique à Bercy a d’ailleurs réaffirmé le 29 mai dernier la nécessité d’une « IA sûre et de confiance » et d’une « durabilité du numérique », à l’heure où les nouveaux modèles de l’IA violent le droit d’auteur à l’échelle mondiale.

Fruggr prévoit de mener une démonstration de sa démarche lors du salon Vivatech, à Paris, du 17 au 20 juin 2026.