LightOn revendique une accélération de ses déploiements dans le secteur public français. L’éditeur parisien d’IA générative souveraine indique que sa plateforme est désormais utilisée en production par une quinzaine d’institutions publiques, incluant des ministères, des régions, des collectivités locales et des opérateurs publics numériques.

La société estime que le marché est en train de dépasser la phase d’expérimentation pour entrer dans des usages opérationnels, parfois adossés à des engagements pluriannuels. Elle cite notamment le contrat de trois ans signé en mai avec Infocom’94, syndicat mixte qui mutualise la gestion informatique de 26 collectivités du Val-de-Marne, pour automatiser le traitement des demandes d’assistance informatique de niveaux 1 et 2. Le dispositif repose sur une architecture hybride souveraine, avec maintien des données en environnement on-premise.

LightOn met également en avant le déploiement réalisé par la Région Île-de-France autour de son outil « Tech Assistant », destiné à interroger en langage naturel la documentation interne. L’objectif affiché est de réduire de 30% le volume mensuel de tickets informatiques.

Ces références confortent le positionnement de LightOn sur l’IA sécurisée pour données sensibles, après son introduction en Bourse et le lancement de son moteur d’IA présenté comme ultra-léger et souverain.

Elles interviennent au moment où la désactivation des modèles de pointe Mythos 5 et Fable 5 d’Anthropic, sur ordre du gouvernement étasunien, ravive les interrogations sur la dépendance des organisations européennes à des technologies critiques non maîtrisées. Pour les acteurs publics, l’enjeu n’est donc plus seulement de tester l’IA générative, mais de pouvoir l’industrialiser dans un cadre garantissant la maîtrise des données, des modèles et de l’architecture.

« L’IA souveraine n’est plus un idéal réglementaire ou un sujet d’expérimentation, c’est le moteur de la modernisation de notre État », commente Igor Carron, CEO et cofondateur de LightOn (à gauche sur la photo).