IBM a publié des résultats supérieurs aux attentes pour le premier trimestre de son exercice 2026, tant en termes de chiffre d’affaires que de bénéfice. En hausse de 9 % en données publiées et de 6 % à taux de change constants, le chiffre d’affaires a atteint 15,92 milliards de dollars, dépassant les 15,62 milliards visés par Wall Street. Le bénéfice net s’est établi à 1,22 milliard de dollars, contre 1,06 milliard un an plus tôt. Le bénéfice ajusté par action s’établit à 1,91 dollar alors que les analystes tablaient sur 1,81 dollar.

Le groupe a surtout profité d’une progression à deux chiffres de ses activités logicielles et d’infrastructure, tandis que le consulting reste en croissance plus modérée. Dans le détail, le logiciel a progressé de 11% à 7,1 milliards de dollars, l’infrastructure de 15% à 3,3 milliards, et le consulting de 4% à 5,3 milliards. Au sein du logiciel, Red Hat et le cloud hybride ont crû de 13%, l’automatisation de 10% et la division data de 19%. Côté infrastructure, IBM Z a bondi de 51%, confirmant le rôle toujours central du cycle mainframe dans la performance du groupe.

L’entreprise est toutefois sous pression depuis qu’Anthropic a déclaré en février que son modèle Claude pouvait aider à moderniser massivement le code COBOL. IBM défend au contraire l’idée que l’IA générative soutient la consommation de ses plateformes, notamment via Watsonx Code Assistant et plus largement via l’exploitation des données et des environnements hybrides de ses clients.

« À mesure que nos clients développent leurs cas d’usage, l’IA continue de stimuler notre activité mondiale. Les produits et services IBM aident nos clients à orchestrer, déployer et gouverner l’IA dans des environnements hybrides », a déclaré Arvind Krishna, président-directeur général d’IBM.

Le groupe a indiqué que son activité autour des plateformes d’IA, des agents, des assistants et de l’orchestration dépasse désormais 1,5 milliard de dollars, et qu’elle représente déjà plus de 4 milliards de dollars de revenus récurrents annualisés.

IBM continue de viser une croissance de plus de 5% de son chiffre d’affaires à taux de change constants en 2026, ainsi qu’une hausse de 1 milliard de dollars de son flux de trésorerie disponible. Toutefois, du fait que l’entreprise n’ait pas relevé ses prévisions après ce bon premier trimestre et avec les craintes persistantes de perturbations liées à l’IA, cette publication n’a pas rassuré les marchés. L’action IBM a décroché de plus de 8% jeudi à la clôture et recule de plus de 20% depuis le début de l’année.