Suite du procès intenté par Tesco, la chaine britannique de supermarchés, contre l’éditeur VMware, son acquéreur Broadcom et le revendeur Computacenter, pour rupture de contrat de licences. On apprend, via The Register, que Dell réclame désormais au moins 10 millions de livres sterling de la part du géant de la virtualisation.
« Dell allègue que VMware UK et – à titre subsidiaire – VMware IL sont tenues de fournir certains biens et services […] et ont manqué à leurs obligations à cet égard », indique un document judiciaire. Dell réclame donc « des dommages-intérêts, l’exécution spécifique, des intérêts et/ou toute autre mesure que le tribunal jugera appropriée à l’encontre de VMware » et affirme « espérer récupérer plus de 10 000 000 £ ».
Comme l’a rapporté The Register en septembre dernier, Tesco poursuit Broadcom, propriétaire de VMware, et Computacenter, revendeur, pour ne pas avoir fourni les licences logicielles et les services d’assistance auxquels il estime avoir droit en vertu d’un contrat datant de 2021. Désormais propriété de Broadcom, VMware ne vend plus que des abonnements et ne prolonge plus les contrats d’assistance des clients qui continuent à utiliser des logiciels sous licence perpétuelle. Tesco a acquis ses licences VMware auprès du revendeur Computacenter, que le détaillant a désigné comme co-défendeur pour ne pas avoir fourni les licences logicielles comme prévu dans le contrat. Computacenter a en retour déposé une plainte contre Broadcom et Dell en octobre 2025. Pour mémoire, lorsque Tesco a conclu son contrat de licences, Dell était un distributeur de VMware.
De son côté, Dell explique avoir résilié son accord de distribution avec VMware en 2024 et fait valoir que son contrat avec Computacenter l’obligeait uniquement « à communiquer toute demande de renouvellement faite par Tesco à VMware ». Même cette obligation, affirme le constructeur texan, « était subordonnée à la volonté de VMware de fournir les produits et services en question et/ou à l’autorisation accordée par VMware à Dell de continuer à agir en tant que distributeur agréé ».
Tout cela place Tesco, Broadcom, Computacenter et Dell dans un imbroglio dont on ne sait pas encore quelle sera l’issue.