Le géant français des services numériques a indiqué mardi qu’il envisageait de supprimer jusqu’à 2400 postes en France, via des reclassements et des départs volontaires, pour faire face au ralentissement de son activité. Avec un effectif de 35.000 collaborateurs en France, 7% des salariés seront potentiellement touchés.
« Le groupe Capgemini en France doit se transformer pour répondre aux challenges et opportunités créés par l’accélération des mutations technologiques, notamment l’intelligence artificielle », a déclaré l’entreprise dans un communiqué adressé à l’AFP.
L’ESN proposera aux salariés concernés un dispositif de reconversion interne « vers des métiers d’avenir », en particulier dans les domaines de l’IA, de la data et du cloud. Un dispositif de rupture conventionnelle collective, également sur la base du volontariat, sera aussi mis en place pour ceux qui privilégient une mobilité externe.
Ce projet doit être présenté aux instances représentatives du personnel et fera l’objet d’une négociation avec les syndicats afin de définir, par accord collectif, les modalités et mesures d’accompagnement, selon le groupe. Une réunion de consultation du comité social et économique (CSE) est prévue le 28 janvier.
Lors de ses derniers trimestriels, Capgemini avait dépassé les attentes en publiant un chiffre d’affaires en hausse de 2,9% au troisième trimestre et relevé son objectif de croissance pour 2025. La France enregistrait toutefois la pire performance du groupe avec un recul de 4,7%, pénalisée par la faiblesse du secteur de l’industrie.
Dans son dernier observatoire semestriel de conjoncture sur le marché français du numérique, Numeum relevait un recul de 1,8% du marché des ESN en 2025 mais moins prononcé que les -2,1% prévus initialement. Le syndicat anticipe un retour progressif à la croissance des services (+1,4 %) en 2026.