Plus de la moitié des projets d’intelligence artificielle (IA) ont été retardés ou annulés au cours des deux dernières années, en raison de la complexité des infrastructures d’IA, selon une étude commandée par DDN, une entreprise d’optimisation des données, en partenariat avec Cognizant et Google Cloud.
Environ deux tiers des 600 DSI et responsables de vente interrogé·e·s au sein d’entreprises d’au moins 1.000 salarié·e·s aux Etats-Unis ont déclaré que leurs environnements d’IA étaient trop complexes à gérer.
« Les directions sont très enthousiastes à l’idée de déployer l’IA mais le problème est que l’infrastructure, la puissance et les bases opérationnelles nécessaires à son fonctionnement font défaut », commente Alex Bouzari, le PDG de DDN. « Cela se répercute sur les aspects financiers, avec des projets informatiques retardés, des GPU sous-utilisés et des coûts énergétiques en hausse. Pour de nombreuses organisations, ces défis rendent l’opération peu rentable ».
Si près de 97% du panel de l’étude estime que le développement de l’IA au sein de leur entreprise devra se faire dans le cloud, Alex Bouzari n’est pas convaincu que cela soit la solution miracle. « Les mêmes défis que vous rencontrez sur site vous suivront dans le cloud », a-t-il déclaré. « Le cloud a besoin de données unifiées et d’une orchestration à grande échelle. Il faut donc tenir compte de tous ces éléments ».
Gartner prévoit que plus de 40% des projets d’IA agentique en cours seront annulés d’ici la fin 2027 et Forrester estime que 25% des dépenses prévues en matière d’IA seront reportées à 2027 car seules 15% des directions ont constaté une augmentation de l’Ebitda de leur entreprise après avoir mis en oeuvre des projets d’IA.