L’éditeur américain de logiciels de protection des données Commvault étudierait une cession après avoir reçu des marques d’intérêt de plusieurs acquéreurs potentiels, selon Reuters. Le groupe travaillerait avec Goldman Sachs pour examiner ses options, après des approches venues à la fois de fonds d’investissement et d’acheteurs stratégiques. Thoma Bravo figurerait parmi les acteurs intéressés. Ni Commvault, ni Goldman Sachs, ni Thoma Bravo n’ont commenté ces informations.

Basé à Tinton Falls, dans le New Jersey, Commvault commercialise sa plateforme Commvault Cloud Unity, une offre cloud native conçue pour unifier la sauvegarde, la reprise après cyberattaque, la résilience des identités et la protection des environnements hybrides. L’éditeur la positionne comme une plateforme de cyber-résilience capable de couvrir aussi bien les charges de travail traditionnelles que les applications SaaS ou les environnements d’IA.

Cette possible mise en vente a soutenu le titre en Bourse. Vendredi, l’action Commvault a bondi de 17% en séance et progressé de 10,25% à la clôture, portant sa capitalisation boursière à environ 3,7 milliards de dollars.

L’intérêt pour Commvault se manifeste alors que l’éditeur continue d’afficher des résultats opérationnels solides. Lors de ses derniers trimestriels, l’éditeur a franchi le cap du milliard de dollars de revenus annuels récurrents, avec un ARR de 1,085 milliard de dollars à fin décembre 2025, en hausse de 22%, pour un chiffre d’affaires trimestriel de 314 millions de dollars, en progression de 19%.

Cela n’a pas empêché un recul de 60% de sa valeur en bourse depuis son pic de septembre. Les marchés continuent en effet de sanctionner nombre d’éditeurs de logiciels, sur fond d’incertitudes liées aux bouleversements introduits par l’IA.

Reuters note que les fonds d’investissement ont plutôt évité le secteur ces derniers mois. À l’inverse, la récupération de données s’impose comme une poche de résistance dans la cybersécurité, l’IA accentuant le besoin de systèmes de sauvegarde et de restauration. Orlando Bravo, associé gérant de Thoma Bravo, a lui-même estimé que la baisse généralisée des valeurs logicielles constituait une « formidable opportunité d’achat ».