Datadog a franchi pour la première fois le seuil symbolique du milliard de dollars de chiffre d’affaires trimestriel. L’éditeur new-yorkais d’observabilité et de sécurité cloud, fondé en 2010 par les deux ingénieurs français Olivier Pomel et Alexis Lê-Quôc (photo), a publié un revenu de 1,006 Md$ au premier trimestre 2026, en progression de 32% sur un an. Son bénéfice net ressort à 52,6 M$, contre 24,6 M$ un an plus tôt, tandis que son résultat opérationnel ajusté atteint 223 M$.
La dynamique reste portée par l’adoption de sa plateforme au sein des grands comptes. Datadog revendique environ 4.550 clients générant plus de 100.000 dollars d’ARR, contre 3.770 un an plus tôt. Le groupe met aussi en avant l’enrichissement rapide de son portefeuille autour de l’IA et de la sécurité.
Au cours du trimestre, l’éditeur a notamment lancé en disponibilité générale GPU Monitoring, destiné à optimiser les coûts et les performances des parcs de GPU, Bits AI Security Analyst, intégré à Cloud SIEM, ainsi que son MCP Server, qui permet aux agents de codage IA et aux environnements de développement d’accéder de manière sécurisée aux données d’observabilité.
Fort de ce solide début d’exercice, Datadog a relevé ses objectifs annuels. Le groupe vise désormais entre 4,30 et 4,34 Md$ de revenus en 2026, contre une précédente fourchette de 4,06 à 4,10 Md$. Il anticipe aussi un résultat opérationnel ajusté compris entre 940 et 980 M$.
Ces résultats ont été salués en Bourse. L’action Datadog s’est envolée jeudi à l’ouverture de Wall Street, gagnant plus de 30% en séance. Une réaction d’autant plus notable que le titre avait souffert ces derniers mois des inquiétudes entourant l’impact de l’IA sur les acteurs du SaaS, avec une capitalisation qui avait fondu de moitié sur les trois premiers mois de l’année.