OpenAI renforce son dispositif d’accompagnement des grandes entreprises. L’éditeur de ChatGPT annonce la création de l’OpenAI Deployment Company, une nouvelle entité contrôlée majoritairement par OpenAI et dotée de plus de 4 milliards de dollars d’investissement initial. Sa mission : aider les organisations à passer des expérimentations d’IA générative à des déploiements industriels dans leurs processus métiers.

La société s’appuiera sur des ingénieurs déployés au plus près des clients pour identifier les cas d’usage, connecter les modèles d’OpenAI aux données et outils internes, et construire des systèmes exploitables en production. Pour accélérer son démarrage, OpenAI a conclu un accord en vue d’acquérir Tomoro, société de conseil et d’ingénierie spécialisée dans l’IA appliquée, qui doit lui apporter environ 150 spécialistes du déploiement.

Le tour de table associe 19 partenaires financiers, cabinets de conseil et intégrateurs. TPG pilote l’opération, avec Advent, Bain Capital et Brookfield comme co-chefs de file, aux côtés notamment de BBVA, Goldman Sachs, SoftBank, Warburg Pincus, Bain & Company, Capgemini et McKinsey. Axios évoque une valorisation de 14 milliards de dollars pour cette nouvelle activité.

Cette initiative intervient alors qu’OpenAI est davantage challengé sur le marché entreprise. Selon Menlo Ventures, Anthropic capterait désormais 40% des dépenses d’API pour les LLM en entreprise, contre 27% pour OpenAI, dont la part serait tombée de 50% en 2023. Reuters indique par ailleurs qu’Anthropic mène lui aussi une offensive comparable dans les services, avec une coentreprise soutenue par Blackstone, Hellman & Friedman et Goldman Sachs.

Le potentiel reste toutefois à convertir. Le Stanford AI Index 2026 relève que, malgré son avance dans l’investissement et le développement de modèles, les États-Unis ne se classent qu’au 24e rang mondial pour l’adoption de l’IA générative par la population, avec un taux de 28,3%. Une donnée qui illustre l’écart persistant entre la maturité technologique de l’offre et l’industrialisation effective des usages.