Sous l’impulsion de la direction interministérielle du numérique (la Dinum), l’Etat français va progressivement abandonner Windows pour passer à de l’open source sur ses postes de travail. Un test à petite échelle du système d’exploitation libre Linux a déjà débuté à Bercy, selon les informations de Ouest France.
«Nous devons nous désensibiliser des outils américains et reprendre le contrôle de notre destin numérique », affirme David Amiel, ministre de l’Action et des Comptes publics, dans un communiqué. « Nous ne pouvons plus accepter que nos données, nos infrastructures et nos décisions stratégiques dépendent de solutions dont nous ne maîtrisons ni les règles, ni les tarifs, ni les évolutions, ni les risques ».
« La souveraineté numérique n’est pas une option, c’est une nécessité stratégique », confirme Anne Le Hénanff, ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique. « L’Europe doit se doter des moyens de ses ambitions, et la France montre l’exemple en accélérant la bascule vers des solutions souveraines, interopérables et durables ».
Ce n’est pas tout. La Caisse nationale d’Assurance maladie (la Cnam) prévoit la migration de ses 80.000 agent·e·s vers des outils du socle numérique interministériel comprenant Tchap, Visio et FranceTransfert pour le transfert de documents.
Dans certaines villes et collectivités locales, le mouvement vers le logiciel libre est déjà bien amorcé. En juin dernier, Lyon a annoncé se détacher des solutions Microsoft.
Suite au séminaire interministériel sur la réduction des dépendances numériques extra-européennes du 8 avril dernier, chaque ministère et opérateur devra formaliser d’ici l’automne 2026 un plan de réduction de ses dépendances numériques sur 7 axes : les postes de travail, les outils collaboratifs, les antivirus, l’intelligence artificielle, les bases de données, la virtualisation et les équipements réseau.
Par ailleurs, on attend toujours de savoir vers quelle solution souveraine aura lieu le transfert du Health Data Hub fin 2026.