En marge de l’Assemblée générale des Nations unies qui se tient actuellement à New York, plus de vingt pays ont signé une déclaration lancée le 21 septembre 2026, appelant à réguler mondialement les IA de pointe et à renforcer la supervision humaine de ces IA. Initié par la Finlande et la Norvège, le texte propose notamment de mettre en place un organe mondial de régulation sous l’égide de l’ONU.

Parmi les premiers pays signataires : l’Allemagne, l’Espagne, les Pays-Bas, l’Irlande, le Danemark, le Canada, l’Australie et l’Afrique du Sud. La présidente de la Commission européenne, Ursula Von Der Leyen, est également signataire.

Fait notable : la France n’a pas encore signé cette déclaration. Pas plus que le Royaume-Uni, les Etats-Unis, la Chine ou l’Inde. Cette absence de signature ne signifie pas pour autant une opposition de principe et peut-être davantage une volonté d’être à l’initiative d’un texte et non seulement d’en être un des signataires.

Ainsi, le Premier ministre britannique dit préférer élaborer des standards de sécurité de l’IA sous l’égide du G20, lors de la présidence du Royaume-Uni en 2027.

« Travaillons ensemble, dans le cadre des Nations unies, et avec les entreprises, pour fixer les règles de ce nouvel âge », a déclaré hier, mercredi 23 septembre, le ministre français des Affaires étrangères, lors d’une réunion du Conseil de sécurité consacrée à l’IA et initiée par la France. Pour mémoire, le conseil de sécurité de l’ONU compte 5 membres permanents : la Chine, les Etats-Unis, la France, le Royaume-Uni et la Russie. Au cours de cette réunion du 23 septembre, Jean-Noël Barrot a dit vouloir « renforcer sans délai nos garde-fous et organiser une gouvernance mondiale de l’intelligence artificielle au bénéfice de notre sécurité collective mais aussi de la dignité humaine ».

Lors de cette même réunion, Dario Amadei, le PDG d’Anthropic, a également pris la parole pour proposer des pistes d’action : « Premièrement, nous devrions commencer par des accords ciblés que tous les membres peuvent soutenir, tels que l’interdiction d’utiliser l’IA pour concevoir des armes biologiques. Deuxièmement, nous devrions mettre en place des systèmes d’évaluation et de vérification capables de suivre le rythme du développement de l’IA, afin que les Etats puissent avoir une visibilité sur les capacités des modèles de pointe et vérifier le respect des engagements de chacun. Troisièmement, nous devrions établir des normes mondiales communes pour tester les modèles d’IA quant aux risques de perte de contrôle et de détournement, ainsi qu’un système de notification pour les incidents liés à l’IA ayant des répercussions significatives sur la sécurité mondiale ».

La déclaration du 21 septembre reste ouverte aux signatures.