Après son repositionnement dans la cybersécurité et le renforcement de son dispositif commercial, Systancia voit sa croissance s’accélérer fortement. À l’issue du premier semestre, l’éditeur français historiquement spécialisé dans la virtualisation des applications et des postes de travail indique être en ligne avec son objectif de croissance de 30 % de ses revenus récurrents en 2026, et même en avance sur ses ambitions à l’international – qui va représenter environ 10 % de ses revenus en 2026, contre moins de 5 % précédemment.
Cette dynamique est l’aboutissement d’un virage entamé en 2014 avec le rachat de de la technologie à l’origine de son offre d’accès Zero Trust aux infrastructures, Gate. Une orientation qui s’est accéléré à partir de la fin de 2019, avec la décision de réunir l’ensemble de ses produits au sein d’une même plateforme SaaS, baptisée Cyberelements, conçue pour pouvoir être instanciée en quelques minutes.
Mise en production en février 2023, Cyberelements rassemble cinq offres : Workplace, sa solution de virtualisation ; Gate ; Access, sa solution de gestion des accès et d’authentification forte ; Cleanroom, sa solution de gestion des accès à privilèges ; et Identity, consacrée à la gestion du cycle de vie des identités. Ces deux dernières sont les plus recherchées par le marché.
Ce modèle SaaS a permis de lever plusieurs freins à la croissance, en simplifiant les déploiements, en facilitant l’adoption des autres produits de la gamme et en réduisant le coût de l’expansion internationale. Depuis son lancement, la plateforme a ainsi franchi le seuil des 300 clients. La cybersécurité représente désormais près de 80 % de ses quelque 10 M€ de CA annuel.
Une fois la plateforme mise sur le marché et son adoption validée, Systancia a engagé début 2025 un plan d’accélération commerciale. Celui-ci s’est concrétisé début 2026 par l’arrivée de Xavier Lefaucheux, ex-vice-président des ventes de Wallix, comme Chief Revenue Officer et par le renforcement de ses équipes de vente.
Ces recrutements s’accompagnent aussi d’une évolution du réseau de partenaires. Aux partenaires historiques issus de la virtualisation viennent désormais s’ajouter des pure players de la cybersécurité. Un nouveau programme partenaires, annoncé comme plus simple et plus lisible, doit être lancé en septembre. Systancia revenique désormais plus d’une trentaine de partenaires relayant ses offres.
Autre facteur de succès pour Systancia : l’innovation. « On répond à des besoins qui ne sont pas couverts par le marché », résume Christophe Corne, son président (photo). Une capacité à « ouvrir de nouveaux chemins » que l’éditeur a encore démontrée récemment en présentant Lens, une fonctionnalité d’analyse assistée par IA des vidéos enregistrées par sa solution de bastion Cleanroom. L’IA compare les actions effectivement réalisées par l’administrateur à la mission qui lui a été confiée, et déclenche si nécessaire des alertes ou des blocages. Autre innovation marquante de ces derniers mois : la mise à disposition d’un module de contrôle de l’IA agentique qui permet d’empêcher le recours à des agents non déclarés afin de réduire les risques d’hallucination et de saturation.


