En affichant par défaut des résumés générés par intelligence artificielle en tête de ses résultats de recherche, Google impose l’usage de son robot conversationnel Gemini en France depuis le 22 juillet 2026. Le géant étasunien détient 89% de parts de marché en France et veut continuer d’assoir sa position dominante, y compris par la force. Avec cette intégration à marche forcée de l’IA, la firme de Mountain View est parvenue en un temps record à agacer sérieusement une bonne partie de ses utilisateur·rice·s en France. Suffisamment pour perdre des parts de marché ? Seul l’avenir le dira.
La nouvelle hiérarchie des résultats imposée par Google pose de nombreuses questions à propos de la baisse potentielle de trafic sur les médias en ligne et sites spécialisés dans lesquels l’IA siphonne les informations, mais aussi sur la visibilité des marques, sur les méthodes de référencement et sur la fiabilité des réponses compilées par le moteur de recherche.
Alors que l’on sait qu’il est inutile de solliciter l’IA à tort et à travers car elle consomme 10 fois plus d’énergie qu’une requête web classique, Google n’a pas communiqué de moyen pour se passer de l’IA en tête des résultats de son moteur de recherche. Les médias d’information ont rempli ce vide en détaillant différentes options possibles pour désactiver ce nouveau mode par défaut. Le paramètre &udm=14 est rapidement devenu un symbole de cette liberté de choix retrouvée. Il suffit de l’ajouter à la fin de l’URL de recherche pour désactiver les résumés générés par IA.
Pour sa part, le Parlement européen rappelle qu’il y a des alternatives à Google Search et a pris une décision forte en optant par défaut pour le moteur de recherche français Qwant, histoire de montrer l’exemple en adoptant une technologie européenne.



