Alors que l’extinction complète des réseaux 2G en France métropolitaine est prévue pour la fin 2026, un observatoire trimestriel de l’Arcep révèle que 2 millions de cartes SIM étaient encore en fonctionnement dans des terminaux 2G à fin mars 2026. En ce qui concerne l’extinction du réseau 3G prévue pour 2028-2029, l’Arcep révèle que 4,5 millions de cartes SIM fonctionnent encore sur des terminaux compatibles 2G et 3G dans l’Hexagone à fin mars 2026.
L’autorité de régulation des télécoms rappelle aux opérateurs téléphoniques que l’accélération de la décroissance du parc des cartes SIM 2G constatée depuis le début de l’observatoire doit encore s’intensifier pour atteindre un rythme permettant le renouvellement des terminaux d’ici à l’extinction complète de la 2G.
Les téléphones portables ne sont pas les seuls équipements concernés par l’extinction prochaine des réseaux 2G et 3G. Dans un communiqué datant du 9 juillet 2026, l’Arcep précise que des cartes SIM 2G et 3G se trouvent également dans des objets connectés : des systèmes d’alarme d’ascenseur et de télésurveillance, des systèmes de télé-assistance aux personnes, des systèmes de pilotage du chauffage, des interphones et visiophones ainsi que certains dispositifs médicaux comme les bracelets anti-chute. L’arrêt des réseaux 2G et 3G oblige toutes les organisations à vérifier leurs inventaires.
En parallèle, plusieurs associations caritatives françaises, dont Emmaüs Connect, reprochent aux grands opérateurs que sont Orange, Bouygues, SFR et Free d’accroitre la fracture numérique dans le pays en provoquant l’obsolescence de près de 12 millions de terminaux, dont 2,4 millions de téléphones portables. D’après le collectif, l’arrêt de la 2G et de la 3G entraînerait un surcoût d’au moins 1,36 milliard d’euros, sans compter l’impact environnemental.