En mai, Meta fait ce qu’il lui plait : après 700 licenciements le mois dernier au sein de sa division Reality Labs, le géant californien Meta s’apprête à mettre à la porte 8.000 de ses salarié·e·s le 20 mai prochain, soit 10% de ses effectifs. Ces informations proviennent de l’agence de presse Reuters qui avait déjà annoncé que la maison mère de Facebook, Instagram et WhatsApp ne s’en tiendrait pas à quelques centaines de suppressions de postes cette année. D’autres licenciements sont encore prévus chez Meta au second trimestre 2026.

La raison invoquée par Meta ? Sans surprise, c’est l’intelligence artificielle. Dans sa course folle à l’IA, le groupe du milliardaire Mark Zuckerberg (cf. photo)  a considérablement augmenté ses dépenses ces dernières années pour rivaliser avec Anthropic, Google et OpenAI. Ses dépenses en intelligence artificielle (IA) ont augmenté de 24% en 2025 pour atteindre 118 milliards de dollars. En 2026, Meta prévoit de dépenser jusqu’à 135 milliards de dollars dans l’IA. 

Meta n’est pas le seul géant états-unien de la tech à licencier massivement des humain·e·s pour transférer ses investissements vers l’intelligence artificielle. Ainsi, Oracle s’est récemment distingué par son approche particulièrement indigne en mettant brusquement à la porte plus de 10.000 salairié·e·s via un seul email standard envoyé le jour-même. Les coupes chez le géant texan détenu par Larry Ellison pourraient toucher jusqu’à 30.000 personnes, selon Reuters. Pour sa part, Amazon a déjà supprimé 30.000 postes environ ces derniers mois, soit près de 10% des effectifs du groupe détenu par le milliardaire Jeff Bezos.