La Communauté de communes Causses et Vallée de la Dordogne, située dans le département du Lot, en Occitanie, a décidé de sortir de sa dépendance numérique à Microsoft.
Le cabinet de conseil Lecko vient en effet de révéler que près de 80% des entreprises françaises de plus de 250 collaborateur·rice·s sont équipées de solutions numériques provenant des Etats-unis, donc soumises aux lois extraterritoriales. Or, « cela n’est pas sans risque », prévient Interstis, l’éditeur de la suite collaborative souveraine Hexagone. « Outre les risques juridiques — Cloud Act, FISA, etc. — il existe un risque financier. Par exemple, sur une période de cinq ans, une organisation ayant souscrit à une offre E3 de Microsoft a pu voir son coût total augmenter de près de 50%, en raison des révisions tarifaires successives et de l’ajout de nouvelles briques ».
L’ECPI lotois a choisi de remplacer Microsoft 365 par la suite collaborative Hexagone après consultation des ressources mises à disposition par l’Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information (l’Anssi). La nouvelle solution adoptée est en partie régionale, puisqu’Interstis Solutions est présent à Montpellier.
Pour les plus de 200 agent·e·s de l’ECPI, le déploiement de la messagerie est progressif, avec un accompagnement à la création des espaces de travail. Des présentations hebdomadaires favorisent l’appropriation de l’outil. Selon la DSI, la visioconférence est la fonctionnalité la plus utilisée, « appréciée pour sa simplicité et sa prise en main intuitive ».
Thomas Balladur, PDG et co-fondateur d’Interstis Solutions (cf. photo), estime qu’en matière de différence entre la solution d’Hexagone et celle de Microsoft, « pour 98% des usages, il n’existe plus d’écart fonctionnel. Les 2% restants concernent les utilisateurs avancés de macros Excel complexes ».