Cisco vient de publier la longue nomenclature des produits qu’il abandonnera au cours des 12 prochains mois. Cette liste mécontente clients et revendeurs mais réjouit la concurrence.

 

D’après SearchITChannel.com, les 12 prochains mois se distingueront chez Cisco par l’abandon de nombreux produits concurrencés par l’offre UCS du constructeur. En tout cela représente un pactole de quelque 9 milliards de dollars. C’est dire l’importance du lot de futurs produits obsolètes.

 

Annoncée comme une merveilleuse opportunité pour les partenaires lors du Partner Summit qui s’est déroulé en juin dernier à Boston, cette décision est nettement moins appréciée par les nombreux clients de Cisco, lesquels n’ont pas forcément envie de migrer vers la nouvelle offre. Ce mécontentement est désormais relayé par beaucoup de revendeurs qui craignent que lesdits clients ne soient sensibles aux sirènes de la concurrence.

La liste des produits en fin de vie publiée par le constructeur ne compte pas moins de 21 pages incluant aussi bien des routeurs, que des logiciels VPN, des pare-feux PIX ou encore de nombreuses versions de logiciels IOS. Il y en a donc pour tous les goûts. En interne on reconnaît (sous couvert de l’anonymat) que l’inventaire nécrologique n’a jamais été aussi long.

Une opportunité pour la concurrence


Pour rassurer la clientèle, on répète inlassablement chez le Cisco que la maintenance des produits est assurée pour 5 ans après la fin de commercialisation pour ce qui concerne les équipements (3 ans pour les logiciels). Cela n’empêche nullement certains intégrateurs de se positionner pour assurer eux-mêmes la maintenance des produits sacrifiés.

Chez HP aussi on a toutes les raisons de se frotter les mains. Le DSI d’une société en vue n’a-t-il pas déclaré qu’il regardait avec beaucoup d’intérêt l’offre ProCurve qu’il considère comme moitié moins cher ? Chez Juniper Networks également on considère cette annonce avec beaucoup de bienveillance paraît-il.

Heureusement pour Cisco, il existe aussi des revendeurs fidèles qui blâment les esprits chagrins et rappellent que le réseau était informé depuis longtemps de ces abandons de produits.