Suse veut mettre une personne sur dix à la porte, en raison de « l’automatisation et de l’IA », selon un mémo envoyé au personnel. L’éditeur open source allemand, racheté par la société suédoise de capital-investissement EQT en 2018, revendiquait jusqu’à présent un effectif de 1.900 personnes.

« Nous annonçons une réduction d’environ 10% des effectifs mondiaux de SUSE ». Dans un message interne rendu public par le média britannique The Register, le directeur général de Suse, Dirk-Peter van Leeuwen (cf. photo), justifie sa décision en invoquant l’intelligence artificielle : « Les capacités de l’IA progressent de manière exponentielle, ce qui nous oblige à repenser radicalement notre travail. Nous avons déjà observé cette tendance tant au sein de notre secteur que dans l’économie en général. Cela signifie que la structure organisationnelle et la base de coûts sur lesquelles repose SUSE aujourd’hui ne nous permettront pas d’aller de l’avant avec succès ».

Cette annonce de 190 licenciements contraints fait suite à un plan de départs volontaires lancé par Suse en septembre dernier qui, de toute évidence, n’a pas reçu l’adhésion escomptée par la direction.

D’autres entreprises de la tech licencient actuellement en invoquant la même raison. Microsoft a notamment proposé des départs volontaires à environ 60.000 de ses employé·e·s la semaine passée, avec une date fixée au 1er décembre 2026 pour se prononcer.