A partir du 24 avril prochain, GitHub compte puiser dans les données des utilisateur·rice·s pour entraîner son GitHub Copilot. Voilà une nouvelle qui risque de fortement déplaire aux développeur·se·s utilisant la plateforme phare de gestion et d’hébergement de logiciels.

Il leur reste quelques semaines pour empêcher l’assistant de développement IA de GitHub de s’emparer de leurs données à des fins d’entraînement. En effet, il est possible de cocher une option dans les paramètres pour refuser ce changement qui s’applique aux versions Copilot Free, Pro et Pro+.

Les données que GitHub souhaite collecter comprennent les résultats des modèles qui ont été acceptés ou modifiés ; les données d’entrée des modèles, y compris les extraits de code affichés ; le contexte du code autour de la position de votre curseur ; les commentaires et la documentation que vous avez rédigés ; les noms de fichiers et la structure du dépôt ; les interactions avec les fonctionnalités de Copilot et les retours d’expérience.

Pour mémoire, Microsoft a racheté GitHub en 2018 pour la somme de 7,5 milliards de dollars, en assurant que les équipes de développement pourraient continuer à « utiliser les langages de programmation, les outils et les systèmes d’exploitation de leur choix pour leurs projets, et pourront toujours déployer leur code sur n’importe quel système d’exploitation, n’importe quel cloud et n’importe quel appareil ».

L’été dernier, le CEO de GitHub, Thomas Dohmke, a interpelé les utilisateur·rice·s de GitHub en les enjoignant à « utiliser l’IA ou quitter leur carrière ». Résultat : certain·e·s ont préféré quitter GitHub, déçu·e·s des effets de son adoption accélérée d’outils d’intelligence artificielle et de sa dépendance à Microsoft. Depuis, Thomas Dohmke a décidé de quitter son poste et GitHub a été intégré au sein de l’organisation CoreAI de Microsoft.

« Il est évident que l’excellence technique qui a longtemps tiré le succès de Github n’est plus le moteur de son développement », a écrit le président et directeur du développement de la Zig Software Foundation, Andrew Kelly, qui s’indigne de la « poussée agressive » de l’usage de Copilot par la firme de Redmond.