Scaleway va relever une partie de ses prix à compter du 1er juin 2026. Le fournisseur cloud et filiale d’Iliad invoque la hausse des coûts du matériel, en particulier de la mémoire vive et du stockage, ainsi que la pression persistante sur les adresses IPv4.
Après trois ans de stabilité tarifaire, Scaleway procède à une révision ciblée de son catalogue. Le fournisseur précise avoir mené une analyse produit par produit et indique que les offres absentes de son tableau conservent leurs prix actuels. Sur l’ensemble des 78 lignes tarifaires publiées, la hausse moyenne ressort à environ 25 % en moyenne simple non pondérée. Ce chiffre est toutefois tiré vers le haut par quelques fortes augmentations, la médiane se situant plutôt autour de 10 %.
Les ajustements restent limités sur certaines instances cloud généralistes : les gammes PRO2, GP1 et DEV1 progressent par exemple de 2 %. Ils sont plus marqués sur d’autres services, comme les ressources mémoire serverless, qui passent de 0,00008 à 0,00016 euro par Go-seconde, ou les IP flexibles, relevées de 0,004 à 0,005 euro par heure. Le tableau comporte aussi quelques hausses beaucoup plus fortes, notamment STARDUST1-S, dont le prix horaire est multiplié par quatre, de 0,00015 à 0,0006 euro, ou la zone DNS pour domaines externes, qui passe de 0,001 à 0,007 euro par heure.
Les serveurs dédiés Dedibox Core-10 sont également concernés. Le Core-10-M passe ainsi de 199,99 à 229,99 euros par mois, le Core-10-L de 399,99 à 449,99 euros et le Core-10-XL-31T de 649,99 à 739,99 euros. Scaleway applique aussi des augmentations sur certaines offres GPU, notamment les configurations H100 et L40S.
L’annonce s’inscrit dans un mouvement plus large de renchérissement de l’infrastructure cloud. OVHcloud avait déjà annoncé une évolution tarifaire sur ses offres Public Cloud, Bare Metal et VPS, en invoquant lui aussi la flambée des coûts de la RAM, du stockage et des adresses IPv4. Le groupe roubaisien prévoit une hausse moyenne de 9 % à 11 % sur ses infrastructures déployées entre 2026 et 2028, et de 2 % à 6 % sur les offres antérieures à 2025.
Pour les clients cloud, l’impact réel dépendra de la composition des architectures consommées : calcul, stockage, réseau, GPU, serverless ou serveurs dédiés.