Le groupe LDLC a bouclé son exercice 2025-2026 sur un chiffre d’affaires de 554,1 M€, en croissance de 3,7% en données publiées (+3,3% à périmètre constant). Une progression qui confirme le redressement amorcé au premier semestre, après un exercice 2024-2025 marqué par une demande dégradée dans le BtoC comme dans le BtoB.
La fin d’exercice a toutefois nettement ralenti la dynamique. Après une progression de 8,8% sur les neuf premiers mois, le chiffre d’affaires du quatrième trimestre est ressorti en baisse de 11%, à 122,8 M€. LDLC attribue ce repli principalement à l’absence de lancement de nouvelles cartes graphiques Nvidia sur la période, contrairement aux habitudes du fabricant, ce qui a pesé à la fois sur les ventes de cartes graphiques et de PC assemblés. Le groupe indique également que la hausse des prix de certains composants a pu entraîner des reports d’achats, sans impact significatif sur le chiffre d’affaires.
Le BtoC reste le principal contributeur du groupe, avec 395,4 M€ de revenus sur l’exercice, en hausse de 4,5%. Le segment avait porté la reprise sur les trois premiers trimestres, avant de reculer de 16,6% au quatrième. L’activité online progresse de 5,1%, à 247,6 M€, tandis que les boutiques gagnent 3,6%, à 147,8 M€.
Le BtoB confirme pour sa part son redressement progressif. Après un premier trimestre encore en recul de 4%, l’activité est repassée en croissance au deuxième trimestre (+0,6%), puis a accéléré au troisième (+3,7%) et au quatrième (+5,2%). Sur l’ensemble de l’exercice, le chiffre d’affaires BtoB s’établit à 146,3 M€, en hausse de 1,4%.
Le volume d’affaires du groupe, qui intègre le réseau de franchises LDLC et les places de marché LDLC et Rue du Commerce, atteint 601,2 M€, en progression de 6,2%. Rue du Commerce réalise notamment un volume d’affaires de 32,3 M€, porté par l’essor de sa marketplace, dont l’activité progresse de 116% sur l’exercice et de 170% au quatrième trimestre.
Les autres activités ressortent en hausse de 3,6%, à 12,3 M€. L’Armoire de Bébé se distingue avec un chiffre d’affaires de 9,1 M€, en progression de 13%, grâce notamment à une forte accélération au second semestre. À l’inverse, LDLC envisage l’arrêt total de LDLC VR Studio, son activité de création de jeux et contenus en réalité virtuelle, un marché jugé désormais délaissé par les grands acteurs internationaux au profit de l’intelligence artificielle.
Au-delà de la croissance, LDLC met surtout en avant l’amélioration de sa rentabilité. Le groupe dit avoir privilégié la marge plutôt que les volumes et prévoit, pour l’exercice 2025-2026, une marge brute supérieure à 24%, au-dessus de sa fourchette normative de 21% à 22%, ainsi qu’un EBE de plus de 23 M€, soit une marge d’au moins 4,1%, contre 0,5% sur l’exercice précédent. Le groupe évoque une profitabilité record hors période Covid.
Pour le début de l’exercice 2026-2027, LDLC prévient que l’effet lié à l’absence de nouveaux lancements Nvidia devrait encore peser sur les mois d’avril et mai. Le groupe se dit toutefois confiant dans un rebond à moyen terme, porté par les futures gammes de produits Nvidia et par les besoins de renouvellement matériel liés à l’IA, chez les particuliers comme dans les entreprises.