Après 4 jours de grève les téléopérateurs de T-Systems en poste chez Volkswagen France ont accepté d’être transférés chez B2S et chez Dekra. C’est le constructeur automobile qui a mené les négociations.

 

Une grande partie des 80 téléopérateurs de T-Systems en poste au siège français de Volkswagen à Villers-Côterets (Aisne) vont être repris par B2S. Le contrat entre le constructeur automobile et la filiale de l’opérateur allemand étant arrivé à échéance, c’est le spécialiste des centres d’appels qui a été choisi. Officiellement T-Systems a perdu le marché. Il n’est toutefois pas sûr que la SSII, qui se recentre sur le cloud, les réseaux et les datacenters, souhaitait poursuivre une activité désormais éloignée de son coeur de métier. Les autres salariés seront repris par le spécialiste des centres de contrôle automobile Dekra.

Quoi qu’il en soit, ces transferts ne se font pas sans mal. Les salariés se sont mis en grève pendant quatre jours. Après avoir rencontré des représentants syndicaux de B2S, ils craignaient la perte de leurs avantages ainsi qu’un gel des salaires, et formulaient des inquiétudes quant au maintien du site. Ils exigeaient de pouvoir bénéficier des conditions identiques à celles du plan social mis en place en septembre 2010. Ce dernier prévoyait, comme le rappelle Miroir Social, un congé de reclassement en cas de licenciement par un repreneur endéans les 3 ans ainsi qu’une prime de transfert.

Le quotidien local L’Union explique ainsi le cas d’un salarié recruté en 1980, qui aurait empoché 40.000 euros s’il avait fait le choix de partir en 2011.

Finalement les salariés toucheront une prime de transfert de 4.000 euros et bénéficieront d’une augmentation de salaire mensuelle de 50 euros. B2S et Dekra pourront de leur côté dénoncer les conditions des contrats de travail dans un délai de 15 mois.

Curieusement, c’est le DRH de Volkswagen qui a mené les négociations avec l’intersyndicale (CGT, FO, CFDT, CFE-CGT). Il est vrai que le constructeur se comporte comme le véritable employeur. « La hiérarchie de Volkswagen continue de venir sur la plateforme pour donner des instructions et des ordres », s’étonne dans L’Union le délégué syndical CGT de T-Systems.