Annoncée fin 2025 comme une levée de « plus de 4 milliards de dollars », la dernière opération de financement de Databricks se révèle finalement plus importante que prévue. Le fournisseur californien de plateformes de données et d’IA a annoncé lundi avoir levé 5 milliards de dollars pour une valorisation de 134 milliards de dollars, auxquels s’ajoutent 2 milliards de dollars de nouvelle capacité d’emprunt.

En plus des investisseurs initiaux de la série L conduite par Insight Partners, Fidelity Management et JP Morgan, ce tour complémentaire a réuni notamment Goldman Sachs, Glade Brook Capital, Morgan Stanley, Neuberger Berman et l’Autorité d’investissement du Qatar.

Parallèlement, la société privée indique que son chiffre d’affaires annualisé a dépassé 5,4 milliards de dollars au quatrième trimestre, en hausse de 65% sur un an, contre 4,8 milliards de dollars et une croissance de 55% un trimestre plus tôt.

L’éditeur met particulièrement l’accent sur l’intelligence artificielle comme moteur de croissance : ses offres IA représenteraient déjà 1,4 milliard de dollars de chiffre d’affaires annualisé, avec un taux de rétention nette supérieur à 140%, traduisant une adoption rapide des solutions par les grands comptes.

« Nous constatons un intérêt considérable de la part des investisseurs pour notre prochaine étape, qui consiste à conquérir deux nouveaux marchés », a déclaré Ali Ghodsi, cofondateur et PDG de Databricks.

Les fonds levés doivent servir en effet à accélérer le développement de Lakebase, une base de données Postgres serverless conçue pour les agents IA, et de Genie, une interface d’analyse de données conversationnelle sans code qui permet à tout utilisateur de dialoguer avec ses données.

Dans une interview à CNBC, Ali Ghodsi a réaffirmé que Databricks était prêt à entrer en bourse « le moment venu ». Dans un marché de plus en plus défiant vis-à-vis des valeurs technologiques, d’autres vedettes de l’IA comme OpenAI, Anthropic et SpaceX/xAI envisagent également une entrée en bourse en 2026.