A la demande du Premier Ministre français, l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’informations (l’Anssi) lance REACTIV, un dispositif qui permet d’imposer des mesures urgentes aux ministères et de piloter la communication technique en cas de cyberattaque.

La capacité d’intervention de l’Anssi est ainsi renforcée auprès des ministères, après un été mouvementé en matière d’attaques des services publics français. L’unité de première intervention de l’Anssi peut désormais traiter les compromissions de comptes utilisateur·rice·s, analyser les violations et tenter de contenir plus rapidement les exfiltrations afin de « limiter la casse ». 

Ce dispositif de RÉponse et ACTion Interministérielle face aux Violations de données est « une bascule d’effort temporaire », précise Vincent Strubel, le directeur général de l’Anssi. Le communiqué ne précise pas les moyens humains mis en oeuvre pour soutenir cette nouvelle initiative, ni les modalités d’arbitrage en cas de désaccord avec un Ministère, ni les indicateurs mesurant son efficacité. 

Le dispositif demeure une action de premier secours en attendant la prise d’effet de la feuille de route 2026-2027 de la sécurité numérique de l’Etat et de la directive NIS 2.