Une nouvelle étude de Sophos révèle que la France est particulièrement ciblée par des attaques de rançongiciel via une usurpation d’identité. L’Hexagone connait notamment le taux le plus élevé d’attaques ayant un VPN (réseau virtuel privé) comme point d’entrée (15%).

En dépit d’une légère baisse des rançons demandées, le coût moyen de remédiation après sinistre est en hausse de 65% en France par rapport à 2025.

« Ces résultats confirment une réalité que nous constatons de plus en plus souvent en France : le ransomware est désormais autant une crise de l’identité qu’un problème de malware », commente Bruno Durand, vice-président Europe du Sud chez Sophos, dans un communiqué. « 85% des victimes françaises considèrent l’attaque par ransonware comme leur incident d’identité le plus grave. Il devient urgent de sécuriser les accès, au-delà de la seule protection des postes de travail. Le coût moyen de récupération, qui dépasse 2 millions de dollars hors rançon, montre que l’inaction coûte désormais bien plus cher que la prévention ».

L’Anssi rappelle que la prévention ne nécessite pas un budget de DSI. Pour une TPE ou PME sans équipe informatique dédiée, il s’agit de filtrer les emails entrants avec un anti-spam, déployer des EDR (Endpoint detection and response) sur postes et serveurs, appliquer les mises à jour sans délai, sécuriser les accès distants avec des équipements à jour, protégés par une authentification forte (MFA) et régulièrement surveillés, et tester les sauvegardes régulièrement.

Méthodologie

Après la publication en juillet 2026 des résultats mondiaux de son étude annuelle « The State of Ransomware 2026 », le géant britannique en cybersécurité Sophos a dévoilé des résultats spécifiques à la France, basés sur les retours de 129 responsables IT et cybersécurité français·e·s ayant subi une attaque par rançongiciel au cours des 12 derniers mois.