Le ministère des affaires numériques de Taïwan révèle avoir détecté une cyberattaque assistée par IA touchant plusieurs organismes publics taïwanais en juillet dernier. D’après l’enquête, les pirates ont eu recours à une approche combinant des opérations manuelles et des agents d’IA, tels qu’Open Claw. Au total, huit agents d’IA open source ont travaillé de concert et de manière autonome pendant quatre jours.
Le Financial Times britannique cite une entreprise israélienne ayant également détecté l’intrusion. Selon elle, « au moins 85 comptes utilisateurs gouvernementaux ont été compromis, extrayant plus de 2.500 dossiers du personnel, avant d’étendre l’attaque à l’agence taïwanaise de sûreté nucléaire et à au moins sept entreprises du secteur de l’énergie ». Elle qualifie cette intrusion de « première de ce type ».
Les autorités taïwanaises n’ont pas directement accusé la Chine de cette cyberattaque mais le Financial Times rapporte que les pirates informatiques étaient sinophones.
D’après le quotidien The Guardian, les cyberattaques chinoises visant les infrastructures clés de Taïwan ont augmenté de 6% en 2025 par rapport à l’année précédente, avec une moyenne exorbitante de 2,63 millions d’attaques quotidiennes. Un chiffre confirmé officiellement par un rapport du Bureau national de la sécurité de Taïwan.




