La rédaction de Channelnews prend ses quartiers d’été du lundi 27 juillet au lundi 17 août 2026 mais la newsletter continue de paraître selon une périodicité hebdomadaire. Ce ralentissement du rythme de parution est l’occasion de revenir sur l’un de nos articles publié il y a 5 ans à propos du dérèglement climatique lié à l’activité humaine.

Titré « Le sixième rapport du GIEC nous confronte à la réalité », cet article daté du 9 août 2021 semblait alors presque incongru pour un média traitant principalement de distribution informatique. Et pourtant, aucune activité économique ne peut fonctionner sans un climat stable.

« Ce rapport nous confronte à la réalité », déclarait en 2021 la climatologue Valérie Masson-Delmotte, coprésidente du Groupe de travail 1 du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, dans un communiqué encore disponible à la lecture. « Il est clair depuis des décennies que le climat de la Terre change, et l’incidence des activités humaines sur le système climatique est incontestable ». « A moins de réductions immédiates, rapides et massives des émissions de gaz à effet de serre (GES), la limitation du réchauffement aux alentours de 1,5 °C, ou même à 2 °C, sera hors de portée », déclarait l’organe des Nations Unies chargé d’évaluer la science liée au changement climatique. « Il faudra, pour stabiliser le climat, procéder à des réductions fortes, rapides et soutenues des émissions de gaz à effet de serre et ramener à zéro les émissions nettes de CO2 », précisait Panmao Zhai, coprésident du Groupe de travail 1 du GIEC.

Le groupe d’expertise prévenait que, dans le cas d’un réchauffement planétaire de 1,5 °C,  les vagues de chaleur seraient plus nombreuses, les saisons chaudes plus longues et les saisons froides plus courtes. « Avec une hausse de 2°C, les chaleurs extrêmes atteindront plus souvent des seuils de tolérance critiques pour l’agriculture et la santé publique ». Le résumé de 30 pages du rapport du GIEC de 2021 est toujours accessible ici.

En 2025, le réchauffement planétaire a atteint environ 1,4 °C au-dessus des niveaux pré-industriels, selon le dernier rapport du Haut Conseil pour le Climat paru ce mois-ci. A présent, le dépassement du seuil critique de 1,5 °C de l’Accord de Paris semble inéluctable, faute d’action suffisante.

Pour remise en contexte en cette fin juillet 2026 : après trois canicules en seulement deux mois, une quatrième débute cette semaine. La population française souffre de restrictions d’eau, de pannes électriques et d’incendies liés à la sécheresse. Un record historique de terres brûlées a été atteint, selon le Ministère de l’Intérieur, avec près de 100.000 hectares brûlés dans le pays cette année, c’est-à-dire une surface d’environ 1.000 kilomètres carrés, quatre fois plus que la moyenne annuelle entre 2006 et 2021.

L’empreinte carbone du numérique augmente de 6% par an en moyenne. Les dernières statistiques dont nous disposons pour la France datent de 2022 ; il y a 4 ans,  l’IT représentait 4,4% de l’empreinte carbone nationale, soit 29,5 MtCO₂e émises en un an, selon les données recueillies par l’ADEME, l’établissement public français pour la transition écologique. Les leviers d’action pour réduire cet impact négatif sont connus : allonger la durée de vie des équipements et éviter autant que possible le recours à l’IA générative.