Alphabet a ouvert la saison des résultats des géants de la tech avec une performance supérieure aux attentes. Au deuxième trimestre 2026, la maison mère de Google a réalisé un chiffre d’affaires de 119,8 milliards de dollars, en hausse de 24% sur un an, dépassant les 117 milliards visés par les analystes.

La principale contribution à cette accélération vient de Google Cloud. Les revenus de la division ont bondi de 82%, à 24,8 milliards de dollars, contre une hausse de 63% au trimestre précédent. Son bénéfice opérationnel a plus que triplé, passant de 2,8 à 8,8 milliards de dollars.

Lors de la conférence de présentation, Sundar Pichai a relié cette performance à la stratégie intégrée d’Alphabet dans l’IA, depuis les centres de données et les puces TPU jusqu’aux modèles Gemini et aux applications d’entreprise. L’entreprise revendique l’utilisation de Gemini Enterprise par 90 % des entreprises du Fortune 100 et 950 millions d’utilisateurs actifs mensuels pour l’application Gemini. Autre chiffre illustrant cette montée en puissance dans l’IA, les modèles Gemini traiteraient désormais 22 milliards de jetons API par minute contre 16 milliards au premier trimestre.

Les activités historiques restent également bien orientées. Google Services progresse de 15% à 94,5 milliards de dollars. Dans cet ensemble, les revenus de Search augmentent de 17%, à 63,3 milliards, et ceux de la publicité sur YouTube de 13%, à 11,1 milliards.

Cette croissance s’accompagne toutefois d’un effort d’investissement sans précédent. Doublant sur un an, les dépenses d’Alphabet ont atteint 44,9 milliards au deuxième trimestre, faisant basculer le flux de trésorerie disponible dans le rouge à hauteur de 5,9 milliards. Le groupe a relevé sa prévision d’investissements 2026 à une fourchette comprise entre 195 et 205 milliards de dollars, contre 180 à 190 milliards précédemment. Un effort justifié par une demande qui continue de dépasser largement les capacités disponibles.

Enfin, le bénéfice net d’Alphabet atteint 112,1 milliards de dollars. Ce montant est toutefois largement gonflé par 98 milliards de dollars de gains financiers, principalement liés à la revalorisation des participations détenues notamment dans Anthropic et SpaceX.

Malgré ces résultats solides, c’est l’inquiétude sur la hausse des dépenses qui l’emportent chez les investisseurs. Au lendemain de la publication, l’action d’Alphabet chutait de 5,4% en pré-ouverture.